03292017Headline:

Côte d’ivoire: Affaire des écoutes téléphoniques/Voici la decision des partis politiques

Boni Claverie

Affaire des écoutes téléphoniques, des partis politiques invitent Soro à démissionner pour l’honneur du peuple

Après un long silence suite aux écoutes téléphoniques attribuées Guillaume Soro  et l’ex ministre des affaires étrangères du Burkina Faso Djibril Bassolé, des partis politiques ivoiriens réagissaient à travers une déclaration dont copie est parvenue à KOACI.

Selon, l’Union républicaine et démocratique (URD), le Parti ivoirien des travailleurs (PIT), le Rassemblement pour la paix (RPP), et l’Union des sociaux-démocrates (USD), coordonnés respectivement par Danielle Boni Claverie, Daniel Aka Ahizi, Ouattara Gnonzié et Henri Niava , même si l’authenticité de ce cette bande sonore n’a pas été prouvée officiellement , néanmoins elle fait peser de lourds soupçons sur la Côte d’Ivoire et particulièrement sur son chef du parlement .

Ils invitent donc les autorités ivoiriennes qui jusque-là silencieux à produire déclaration afin de clarifier la situation.

« Même si l’authenticité de la bande sonore incriminée n’est pas encore formellement prouvée et même si le Burkina Faso n’a pas encore officiellement porté d’accusation formelle contre notre pays ou l’un de ses dirigeants, force est de reconnaître que l’analyse objective de cette bande sonore, du rapport de la Commission d’enquête et les arrestations qui ont eu lieu, font peser sur notre pays et sur le président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, de lourds soupçons », souligne les signataires du document, avant de poursuivre .

«Pour l’honneur du peuple ivoirien et le respect dû aux Institutions, que le gouvernement et le président de la République prenne « toutes leurs responsabilités en produisant dans l’urgence une déclaration permettant de clarifier la situation, en dégageant sans ambiguïté la responsabilité de notre pays et de ses dirigeants dans le coup d’Etat du 16 septembre 2015 perpétré contre les autorités de la Transition du Burkina Faso. »

Les partis politiques somment les députés à convoquer leur président afin qu’il s’explique sur les accusations portées contre, avant d’inviter ce dernier à la démission pour l’honneur du peuple ivoirien.

« Nous invitons les députés à prendre toutes dispositions pour convoquer une session extraordinaire du parlement pour entendre son président sur ces faits », indiquent –ils et de conclure.

« Nous demandons àGuillaume Soro  de faire preuve de ses capacités d’homme d’Etat, en démissionnant de son poste de président de l’Assemblée nationale pour préserver l’honneur du peuple ivoirien et de l’auguste Institution qu’il préside et se donner ainsi les moyens de mieux se défendre. Car des accusations aussi graves ne peuvent être portées et des faits aussi sérieux relatés sans que les autorités ivoiriennes indexées, restent comme actuellement, réfugiées dans un silence aussi étonnant qu’injustifié. »

Pour rappel, c’est la première réaction officielle en Côte d’Ivoire depuis la révélation sur cette affaire des échanges téléphoniques, qui auraient eu lieu entreGuillaume Soro  et Djibril Bassolé, lors du coup d’Etat manqué de Gilbert Diendéré en septembre dernier au Burkina Faso.

Donatien Kautcha, Abidjan

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