07172019Headline:

Côte d’Ivoire/ Affaire Gbagbo et Blé Goudé: Paolina Massidda demande respectueusement à la Chambre de première instance de continuer le procès

Malgré la décision de juges de la chambre de première instance I prise le 1er février 2019, Paolina Massidda ne démord pas.

Dans une nouvelle requête déposée à la Cour Pénale Internationale (CPI), la Représentante légale des victimes demande respectueusement à la Chambre de première instance de rejeter les Requêtes de la Défense et de continuer le procès de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé.

Elle rappelle le droit des victimes de connaître la vérité sur ce qui leur est arrivé et d’obtenir justice pour les crimes qu’elles ont subis et pour lesquels elles continuent de souffrir aujourd’hui.

« Les victimes contribuent à la procédure en acceptant de partager et d’expliquer leurs souffrances et de parler des nombreuses conséquences de ces crimes sur leur vie, leur famille et leur communauté. Elles participent au procès dans l’espoir qu’un tribunal impartial leur rendra un jour justice. Mais les derniers développements dans l’affaire ont éveillé chez elles des craintes considérables », indique-t-elle dans son document.

Elle soutient que, lesdites victimes sont préoccupées par le retard pris par la procédure, dû à la décision de la Chambre d’examiner les requêtes déposées par la Défense sur la possibilité que les preuves présentées jusqu’à présent puissent ne pas suffire pour prononcer une déclaration de culpabilité.

« Plus fondamentalement, elles ont exprimé leur déception parce qu’elles considèrent que les éléments de preuve présentés par l’Accusation montrent clairement qu’elles ont été ciblées en raison de leur nationalité, de leur ethnie ou de leur affiliation politique (réelle ou supposée) et que les accusés ont mis en place un plan en vue de les persécuter. Les victimes ont indiqué que les éléments de preuve présentés doivent être lus dans le contexte global de la situation politique qui prévalait en Côte d’Ivoire à partir de 2002. En effet, elles considèrent que les événements survenus pendant la crise post-électorale de 2010-2011 sont directement liés aux événements de 2002 et sont en réalité le point culminant d’une détérioration progressive de l’atmosphère sociale et politique régnant en Côte d’Ivoire depuis le décès de Félix Houphouët-Boigny et qui trouve son origine dans le concept d’Ivoirité », poursuit-elle.

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