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Côte d’Ivoire/ Affaire viole de force de l’ordre sur des femmes : “c’est intolérable! ” Scande un journaliste

L’actualité dominante en Côte d’Ivoire est celle des forces de l’ordre qui auraient violenté des femmes sur site d’orpaillage clandestin dans la sous-préfecture de Danoa ( Doropo ). Dans une épître adressée à Zouzoua Inabo, fait un décryptage de l’actualité ivoirienne du jour.

À Barthelemy Zouzoua Inabo: L’affaire est gênante et très grave. Inadmissible pour l’image de la tenue portée par les coupables: viol des femmes par des hommes en tenue à Lagbo, petit vilage, dans la sous-préfecture de Danoa ( Doropo ), dans le Nord-Ouest du pays. La hiérarchie militaire saisie, a immédiatement ordonné « une enquête administrative ». Tout doit être tiré au clair!
Un journaliste ivoirien a négligemment levé le lièvre. Citant un élu de la région, il révèle: « des femmes du village de Lagbo ont été violées par des FDS lors d’une opération dite de démantèlement de lieux d’orpaillages clandestins, dans la nuit du 14 au 15 novembre 2021. ». Puis il précise. « Une habitante de lagbo a confirmé le viol collectif. Certaines victimes ont fui le village à cause du traumatisme ou la honte ».
Cela a de quoi éveillé la curiosité des âmes sensibles et des défenseurs des droits humains. Dans cette période où les organisations de défense des droits des femmes se préparent à organiser les journées de lutte contre les violences basées sur le genre, l’affaire ne pouvait pas tomber plus mal.
Une source militaire contactée par nos soins, ne nie pas les faits. « Nous avons été saisis. Une enquête administrative a été ordonnée. ». Une source à la gendarmerie nationale dégage plutôt en touche sur la question. « Je vous reviens. L’unité de lutte contre l’orpaillage clandestin est composée de plusieurs forces. Pas seulement de gendarmes. J’ai lancé mon filet. »
Dis à ton Camarade, c’est intolérable! Nos forces font un travail remarquable sur le terrain, dans un contexte difficile. Elles font face avec responsabilité aux menaces de toutes sortes. J’ai été particulièrement fier et soulagé, au mois de juillet dernier, lors d’un voyage-éclair à Kafolo, d’entendre les populations saluer le professionnalisme des militaires en détachement dans la zone. « Nous avons de bons rapports avec les hommes en armes. Ils assurent notre sécurité. Leur présence nous rassure », m’avaient déclaré plusieurs habitants et habitantes interrogés-es en privé.
Le succès de la lutte contre le terrorisme passe par une franche collaboration entre forces de l’ordre et populations. Celles-ci seront plus disposées à signaler tout mouvement suspect dans la zone et dans leurs environnements, si elles considèrent les forces de sécurité et de défense comme amies et non comme dangers. Enquête administrative, résultats, sanctions, assistance aux populations, voilà les clés pour rétablir la confiance et rassurer les populations. Dis-le à ton Camarade.
À Abidjan, le monde du Sport reprend le chemin des stades. Pour la reprise des compétitions de football mais aussi pour l’hommage au défunt président de la fédération ivoirienne de football. Un an déjà, que Augustin Sidy Diallo a quitté le monde des vivants. Sa famille, les acteurs du football, les amis ne l’oublient pas. Un tournoi pour honorer sa mémoire est organisé au stade de l’université ce samedi 20 novembre 2021. Devant la mort, on baisse les armes, on s’incline. Le monde du Sport ivoirien va taire ses querelles de cours communes pour l’occasion.
À Abidjan, nous avons participé à la Grande Dictée. C’était chaud. Respect à l’auteur, Aké Loba. Texte tiré de son roman, Kocumbo, « l’Etudiant noir ». Écrire avec une telle simplicité, une telle pureté et densité au début des soleils des indépendances, avec des mots recherchés montrent en fait, la grande culture des hommes de l’époque. Les dames ont dominé l’édition 2021 de la Grande dictée.
Et puis, les Ivoiriennes et Ivoiriens ont montré leur grande passion pour la dictée. « En cinq jours, nous avions 1500 inscrits. Nous avons dû arrêter le système. », ont révélé les organisateurs. Qui a dit que les jeunes n’aimaient pas là dictée? C’est un exercice qui oblige à écouter, a lire, à découvrir de nouveaux mots, à en rechercher les différents sens, à améliorer son vocabulaires, revisiter les accords grammaticaux et les concordances des temps… J’ai vu ce vendredi 19 novembre 2021, des universitaires, des étudiants-es, des enseignants, des travailleurs, des passionnés des lettres, dans l’amphithéâtre de l’Istc Polytechnique, disserter sur les mots-pièges de la dictée: Appeau, halliers, lichens, fouailler puis se promettre de revenir pour la prochaine édition de la Grande Dictée.

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