09242017Headline:

Côte d’Ivoire (AIBEF) recommande la légalisation de l’avortement

Raymond-Goudou

L’Association ivoirienne pour le bien-être familial (AIBEF) recommande la légalisation de l’avortement en Côte d’Ivoire, pour réduire le taux de mortalité occasionné par cette pratique.

« Il faut que le législateur revoie cette loi (sur l’avortement), même si l’on doit mettre des garde-fous », a confié, mercredi à Agboville, le directeur exécutif de l’AIBEF, Allo Richard, à l’AIP, en marge d’un atelier de renforcement des capacités des membres et du staff de cette organisation pionnière dans la promotion de la planification et du bien-être familial en Côte d’Ivoire.

Une étude publiée par l’AIBEF, le 11 septembre, révèle que « plus de 49% des avortements se font auprès des tradi-praticiens et charlatans en Côte d’Ivoire ».

« Toute la population sait, la communauté demeure silencieuse et les médicaments post-avortements sont prescrits dans des conditions irrégulières, mettant en danger la vie des jeunes filles », déplore M. Allo qui dénonce le fait que « des actes d’interruptions de grossesses se font en cachette ».

« Quand on agit clandestinement, on est souvent obligé d’aller chez les gens qui ne sont pas spécialistes », s’offusque-t-il, avant de prévenir : « Si les citoyens continuent de fréquenter des non-spécialistes, nécessairement, le nombre de décès en la matière va s’accroître ».

Allo Richard plaide donc pour une « réadaptation » de la loi qui ne prend pas en compte, selon lui, « les femmes victimes de viol ou d’inceste ».

« La planification familiale n’est pas seulement de sensibiliser pour un espacement des naissances, mais c’est aussi de faire des enfants quand on le veut », soutient-il.

Avec la loi en vigueur, « on est véritablement coincé », poursuit-il.

La loi ivoirienne « n’interdit pas l’avortement, mais prévoit que l’interruption volontaire de grossesse ne peut se faire que si la vie de l’enfant et/ou de la femme sont en danger, ou encore, que l’enfant que porte la mère ne peut venir sans dommage pour elle-même et pour la famille », note-t-on.

Armand Tanoh, avec AIP

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