01282020Headline:

Côte-d’Ivoire: après la vague d’arrestation, les avocats de Soro ce prononcent.

Le Collectif des avocats de Guillaume Soro et ses proches était devant la presse le vendredi 3 janvier 2020 à Abidjan-Cocody. Il a notamment dénoncé les violations des procédures à l’endroit de leurs clients.

« Soro Guillaume ne peut être poursuivi en l’absence de l’autorisation de l’Assemblée nationale », a déclaré Me Dagbo Pierre, lisant la déclaration commune du collectif de huit avocats défendant le dossier Guillaume Soro-Procureur de la République.
Le collectif relève que Monsieur Soro bénéficie d’un statut d’ancien président d’institution, d’ancien premier ministre et de député en exercice. Toute chose qui, selon eux, l’exempte de procédures pénales, à condition de l’autorisation de l’Assemblée nationale. « Ces poursuites se font en flagrante violation des droits constitutionnels de l’ex-président d’institution », a déclaré l’avocat.

« Ce sont des accusations évasives et infondées », a-t-il ajouté, évoquant les différents chefs d’accusation (trouble à l’ordre public, diffusion de fausses informations, atteintes à l’autorité de l’Etat, détournement de fonds publics). « On assiste à une large campagne de diabolisation publique au mépris de la présomption d’innocence. On mène des perquisitions dans un climat de terreur et on commet un délit de proche », a encore noté le conférencier. Qui dénonce par ailleurs le fait que le Conseil de Monsieur Soro n’ait pas accès au dossier en instruction. « Jusqu’à présent, nous n’avons pas accès au dossier malgré nos innombrables démarches », regrette-t-il. « Seule la Haute Cour de Justice est compétente pour juger Guillaume Soro », précise-t-il.
Le Collectif affirme ne pas avoir de nouvelles de plusieurs personnes arrêtées dans le cadre de cette affaire. « Cette procédure doit prendre fin puisqu’elle est frappée d’illégalité et d’inconstitutionnalité, donc de nullité », martèle-t-il.
« Ce que nous faisons aujourd’hui est important pour la Côte d’Ivoire, au-delà de cette affaire. Le respect des procédures pénales est fondamental », indique-t-il, du reste.

Ce n’est pas la première fois que les conseils de Guillaume Soro and co montent au créneau dans cette affaire. Peu après les événements du 23 décembre 2019, Me Diarrassouba lors d’une conférence de presse en son cabinet dénonçait la violation par la Côte d’Ivoire de ses engagements nationaux et internationaux.

« Par les présentes, il est dénoncé à la communauté nationale et internationale, les violations des droits de l’homme et des libertés fondamentales garantis par la constitution de Côte d’Ivoire et des textes internationaux que celle-ci a pourtant ratifiés », avait-il objecté, invitant la communauté internationale à intervenir face aux risques d’enlisement de la situation politique et sociale en Côte d’Ivoire. Il accusait également le gouvernement ivoirien de ‘’mettre en péril la fragile stabilité de ce pays au regard de notre dramatique et récente histoire sociopolitique.

« Notre pays a besoin de l’attention et de la solidarité de la communauté internationale. Toute seule, la Côte d’Ivoire ne peut entretenir et maintenir la flamme de la démocratie et la défense des droits de l’homme et des libertés fondamentales. Les Ivoiriens ne veulent que la paix et la stabilité de leur pays », avait alerté l’homme de droit.

connectionivoirienne.net

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