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Côte d’Ivoire-Arrestation de Koua, Oulaye et Dano Djédjé : Les pro-Affi et pro-Sangaré donnent des explications

affi,sangare

Des proches des leaders des deux factions du FPI ont donné leurs sentiments sur l’arrestation de Koua Justin, Hubert Oulaye et Dano Djédjé

Lundi, 4 mai 2015, dans les heures qui ont suivi les informations faisant état de l’arrestation de Koua Justin, Hubert Oulaye et Sébastien Dano Djédjé, nous avons tenté de joindre par téléphone les concernés. Impossible. Cependant, quelques cadres du parti ont réagi.

Ne répondant pas à son téléphone, Laurent Akoun indique par un texto qu’il est dans la circulation. « Je suis au volant », s’excuse t-il. Il était 11h46. Dans notre acharnement à en savoir davantage sur ces arrestations, nous appelons d’autres personnalités du parti. Notamment l’ex-ministre Abouo N’dori Raymond. Il nous fera savoir qu’il vient d’être informé et qu’il ignore tout de ce qui se passe.

Il nous demandera de nous orienter vers les membres de l’autre camp, celui de Sangaré Abou Drahamane, pour plus d’informations car, dira t-il, « moi je suis du camp Affi ». Seulement, il a trouvé « bien dommage » que ses anciens camarades de lutte soient arrêtés. Même attitude de la part de Diabaté Beh, ami « inséparable » de Michel Gbagbo, qui nous apprend qu’il est du camp Affi. Il indique que c’est nous qui l’informons, car il n’en savait rien. Il nous rappellera dans le souci d’obtenir plus d’informations.

Quand nous demandons à Abouo N’dori ce qu’il pense de l’attitude du gouvernement relativement à la situation au Front Populaire Ivoirien et au Mouvement des Forces d’Avenir (MFA), il estime qu’il n’a pas de commentaires à faire. En effet, comment jugez-vous qu’au FPI, les frondeurs soient traqués par le pouvoir, alors que au MFA, le tapis rouge est déroulé au dissidents d’Anaky ?, nous lui demandons.

Enfin, dans la soirée, Laurent Akoun que nous rappelons, répond. Sur le lieu de détention de ses partisans arrêtés, il informe que deux d’entre eux sont dans les locaux de la préfecture de police, et que le troisième serait à la DST. « C’est à confirmer », a-t-il. Il dit ignorer les motifs de ces arrestations, mais ne serait pas étonné qu’elles aient un rapport avec le congrès extraordinaire organisé le weekend dernier à Mama par les frondeurs du FPI, au terme duquel Laurent Gbagbo a été déclaré président du parti qu’il a fondé.« Les raisons me sont inconnues, mais tout est possible », se convainc t-il.

Laurent Akoun a souhaité qu’avant leur arrestation, l’on puisse décliner aux mis en cause le délit qui leur est reproché et qu’on leur signifie un acte d’arrêt. Pour lui, tout est une orchestration du pouvoir pour les intimider. Mais c’est sans compter avec eux, a-t-il fait savoir. « Nous n’allons pas nous laisser faire » dans le combat pour la démocratie, déclare t-il.

Face à la différence de comportement dans les cas MFA et FPI, bien qu’il estime qu’il ne peut se prononcer que sur le cas de son parti, Laurent Akoun croit que l’on est dans la logique de « la justice des vainqueurs ». « C’est à la carte. Ils choisissent avec qui ils veut jouer. Nous allons la jouer, c’est nous qui sommes sur le terrain », assure Laurent Akoun, réitérant qu’il n’y a pas de dissidence au FPI car,« Affi n’est plus président du parti, il a été radié ».

Linfodrome

Côte d’Ivoire – Arrestation de Oulaye, Koua et Dano Djédjé «une provocation de trop» selon Koné Boubakar (SG)

Arrestation de Oulaye, Koua et Dano Djédjé
« Le Fpi prendra acte de ce qu’il n’a d’autre choix que de prendre la rue »

Le secrétaire général du Fpi (tendance Gbagbo) vient d’animer une conférence de presse à l’issue d’une réunion de crise, après les arrestations de ses cadres dans la matinée. Koné Boubakar, entourés des membres de la direction dontEtien Amoakon, Marie Odette Lorougnon et Tchéidé Jean Gervais, a exigé la libération « immédiate et sans condition » de Dano Djédjé, Hubert Oulaye et Koua Justin. Il a estimé qu’un tel acte est « une provocation de trop » et que le Fpi ne laisserait plus le régime Ouattara « violer la constitution ». Tout en appelant les pro-Gbagbo à « rester sereins » et à ne pas céder à la provocation, Koné Boubakar a analysé que cette vague d’arrestations est un harcèlement face auquel son parti ne saurait rester indifférent pendant longtemps. « Le Fpi prendra acte de ce qu’il n’a d’autre choix que de prendre la rue », a-t-il lancé, d’un ton ferme. Il a ajouté que le front social est en ébullition parce que c’est « le pays entier qui est en difficulté » face à ce qu’il qualifie de dictature. En conséquence, répondant à une question d’un journaliste sur le sujet, il a fait savoir que très bientôt, le Fpi va s’engager à « faire la jonction avec toutes les forces en lutte pour que la démocratie reprenne son droit ».

Dans ses propos liminaires, Koné Boubakar a décrit les circonstances de l’arrestation de ses camarades. Si celle de Dano Djédjé a été sans violence, « les enlèvements » de Koua Justin et de Hubert Oulaye se sont faits avec une sévère brutalité de la part des éléments du CCDO et de la police. « Des éléments du CCDO ont fait irruption dans les domiciles privés par effraction, en fracassant les portes. La petite fille de Hubert Oulaye a été violemment tirée de son lit, menottée et battue. Ses cris ont réveillé Hubert Oulaye et les mêmes l’ont extrait alors qu’il était en pijament », relate le conférencier.

Faisant le lien de ces arrestations avec la crise interne qui oppose deux camps au sein du parti, Koné Boubakar soutient qu’il s’agit d’une manœuvre du pouvoir à soutenir le candidat qu’il préfère, à savoir Pascal Affi N’guessan. Mais pour l’ex-directeur du protocole d’Etat, cela est peine perdue car Affi N’guessan « qui a créé son parti » ne peut être et ne sera plus jamais « candidat du Fpi ».

SD à Abidjan

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