10262020Headline:

Côte d’Ivoire-Assalé Tiémoko: «Tous ceux qui ont tué des Ivoiriens iront à la CPI, c’est une question de temps»

Assale tiemoko

Si ça peut rassurer quelques-uns (et c’est en tant que journaliste qui le premier a annoncé les mandats d’arrêts cotre Blé Goudé et Simone Gbagbo et d’autres experts en tueries du camp Ouattara selon le rapport de la Commission nationale d’enquête mise en place par le président Ouattara lui-même), que je m’exprime. Je puis vous assurer que tous ceux qui ont tué des ivoiriens dans cette crise post-électorale, deux ou trois personnes, dans le camp Ouattara, on l’a déjà écrit donc ce n’est pas un scoop, iront à la CPI. Ce n’est qu’une question de stratégie liée à la stabilité du pays qui sort de crise. Donc les gens devraient garder leur calme et mobiliser leur énergie pour faire en sorte que ce qui s’est passé dans ce pays pour un simple poste politique, ne se répète plus. Trop de crimes ont été commis dans tous les camps et chacun paiera le moment venu. Maurice Papon a été jugé pour ces actes à l’égard des juifs français, près de 40 ans après ces actes, malgré le fait qu’il avait près de 80 ans. Donc chacun paiera pour ces crimes, personne n’en échappera parce que ce pays ne restera pas dans cette situation, les temps évoluent mais les peuples ont une mémoire qui ne s’efface jamais. Il se trouve toujours un leader pour vouloir user de son droit d’inventaire. Je pense qu’on peut donc commencer à arrêter les débats qui ne nous avancent à rien puisque ce n’est pas nous qui décidons à la CPI. Comme nous l’avons écrit hier dans notre journal “L’Éléphant Déchaîné”, les chances de Blé Goudé de s’en sortir à la CPI et de rentrer en liberté à Abidjan alors que Gbagbo qui est simplement poursuivi pour une “co-action indirecte” a vu ses charges confirmées, sont aussi minces que celles d’un escargot qui veut travers sain et sauf l’autoroute du nord portion Adjamé-Yopougon. Les miracles sont possibles, mais il ne faut pas rêver. Laissons la justice internationale, qu’on y croit ou pas, faire son boulot. Il est impossible et chacun de nous le sait, sauf à vouloir cacher, pour des raisons de commodité politique, le soleil avec deux doigts, que la CPI ne lève pas les scellés sur d’autres mandats d’arrêts après les élections présidentielles de 2015 ou bien plus tard. Je rappelle aux uns et aux autres que contrairement à ce qui est écrit dans notre code pénal national (prescription des crimes au bout de 20 ans), les crimes de guerre et contre l’humanité sont imprescriptibles. La seule chance que les gens qui ont sur leur conscience la mort de centaines de personnes d’échapper à la justice pour toujours, c’est de se donner la mort ou que la mort leur face cadeau en venant les chercher avant l’heure de la justice.
Donc gardons notre calme, essayons de voir comment nous pouvons, malgré nos rancœurs, aider ce pays, en surveillant les actions des dirigeants actuels, à permettre aux pauvres citoyens de ce pays qu’on escroque depuis 1993 (mort d’houphouet), de profiter un peu, avant leur mort, des richesses incroyables de ce pays qui sont si injustement et inégalement partagées par tous les régimes successifs. C’est toujours une clique et leurs familles qui prospèrent sur nos divisions, sur la sueur et le sang des pauvres et qui s’arrangent pour que les choses restent ainsi pendant le plus longtemps possible, en manipulant l’opinion publique, la société civile, les journalistes que nous sommes (complices du pillage des ressources du pays par des hommes politiques et des hommes d’affaires véreux, des magistrats corrompus qui sont une menace pour l’avenir du pays, etc. que nous protégeons par nos écrits corrompus). Restons vigilants et battons-nous pour responsabiliser nos dirigeants en contrôlant leurs actions, en faisant en sorte que les filles soient scolarisées, que les femmes aient plus de responsabilité dans la gestion des affaires publiques, que les partis politiques financés avec l’argent public vendent de vraies valeurs aux citoyens et arrêtent d’être des clans ethniques et des clubs de soutien aux actes d’un homme même lorsqu’il est évident qu’il conduit la barque dans un mur.
C’était mon humeur de ce début du mois d’octobre et en ce jour saint de célébration de la Tabaski. Bon weekend à tous et que Dieu ou Allah, veille sur notre pays. Dans six ans, la nouvelle génération devra prendre ses responsabilités. Il nous faut un nouveau leadership, un vrai…
Ce n’est pas une histoire de PDCI-RDR, ou de MFA-UDPCI, d’Houphouetistes ou de FPI-AFD ou de je ne sais quoi encore…

Source: Facebook Tiemoko Assale

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