05292017Headline:

Côte-d’Ivoire assassinats de IB et Tagro – Voici la conversation présumée qui enfonce Soro/Bassolé

Le-Monde-de-Soro-Guillaume

assassinats de IB et Tagro – Retranscription de la conversation présumée Soro/Bassolé

Présumé Soro : Je vous explique que ça ne peut pas marcher ! Diendéré c’est un vaurien, il n’y a personne là-bas ! Blablabla ! Il fallait avoir de la retenue, tu as voulu amener le président dans l’abime… et tout ça ! J’ai dit mais écoute, le président m’a dit de ne même plus me mêler de cette affaire. Il m’a retiré le dossier. C’est toi qui gère le dossier maintenant donc moi je suis sur le carreau, je ne dis plus rien.

Présumé Bassolé : Oui oui !

Soro : Il dit oui mais c’est bouclé ! Il ne faut pas que vous allez vous tromper ! C’est bouclé. C’est Roch. Donc maintenant je vais te protéger parce que Salif dit que c’est toi qui es derrière tout ça. Toi et Mayaki vous avez fait ça tout et tout.

Bassolé : Hum hum humm !

Soro : J’ai dit Hamed, Mayaki est au Qatar, moi je suis ici, j’ai trop de problèmes pour faire quelque chose. Maintenant quant à Salif il faut lui dire que moi Guillaume

Soro je dis, quand il était dans désert de Compaoré là, quand il venait à Abidjan, moi je ne lui donnais pas l’argent pour manger ? Maintenant s’il considère que moi je suis dans désert et qu’il considère que c’est maintenant qu’il veut tirer sur l’ambulance, d’accord y a pas de problème. Il dit non non non ! Que lui il va arranger ça, que c’est Roch. J’ai dit ok y a pas de problème.

Bassolé : Mais Hamed est vraiment dans cette posture-là ?

Soro : Mon cher, mon cher, je peux même t’envoyer des mails où il est allé chercher Dr Foka du Cameroun qui devait financer Roch. Il a connecté Roch avec Pierre Fakhoury. Ils ont déjà monté des dossiers financiers pour financer la campagne de Roch. Et ça là, c’est dans le dos d’Alassane parce qu’Alassane n’est pas au courant. C’est moi qui sais. Mais je n’ai pas voulu dire à Alassane parce qu’il va croire, peut-être, que je m’acharne. Mais j’ai dit à Ibrahim (frère cadet du président alias photocopie) quand même pour les autres là. Mais le président, lui il ne sait pas. Parce que Hamed a mis la pression sur le président pour recevoir les Roch mais le président a refusé.

Bassolé : Ah oui mais lui par rapport à la solidarité fraternelle, mon vieux, ce n’est pas un exemple reluisant hein !

Soro : Ah ce que je peux te dire, c’est que je suis sur le carreau. Maintenant moi, j’ai laissé respirer Diendéré et je suis rentré dans la base. Tu sais quand j’étais là-bas, ces soldats-là s’occupaient de ma sécurité. Ils se relayaient. Donc je les ai pris à la base par groupe de 10 – 20, 10 – 20 pour leur parler et leur donner un peu d’argent.

Bassolé : Ah là tu as bien fait !

Soro : Donc là je vais continuer encore. Là j’ai appelé certains de mes… nos chefs là. Je leur ai dit de travailler sur leur salaire. Ils n’ont qu’à me donner le montant de leur salaire, je vais mettre un bonus de 15 ou 20 mille sur leur salaire. Et je vais voir certains chefs on va cotiser et assurer ça.
Bassolé : D’accord ! Ok !

Soro : Donc je veux que toi aussi tu voies. Parce qu’il faut qu’on rentre dans la base parce que quand on donne aux grands chefs là ça ne descend pas forcément.
Bassolé : C’est ça ! Ça ne descend pas ! Ah oui oui
Soro : Donc moi ce que je te propose, il faut qu’on regarde. Moi d’ici 48 heures j’aurai des fonds et je vais t’envoyer quelque chose pour que toi aussi tu rentres dans la base.

Bassolé : Oui oui !

Soro : Il faut rentrer dans la base même si c’est 10, 10 ou 5, 5 ou même 3, 3 s’ils se connaissent c’est bon.
Bassolé : Oui tout à fait.

Soro : Maintenant on travaille comme ça. D’abord un, tu vas remonter le moral du général parce qu’il va payer ses enfants. Deuxièmement les enfants refusent de désarmer catégoriquement. Et puis bien au contraire, si on voit qu’il y a une opportunité, on frappe. Mais pour frapper cette fois, il ne faut pas qu’on frappe de façon isolée. Il faut nécessairement trois fronts.

Bassolé : Voilàààà ! Et puis il ne faut pas frapper… Il faut frapper de manière à ce que même si on recule, les dégâts qu’on a causés feront qu’on ne peut plus revenir à la situation antérieure. C’est-à-dire que cette transition-là est obligée de s’en aller.
Soro : Voilà et de s’adapter. Moi, ce que je vois, comme je ne connais pas le rapport de force je veux que tu regardes le rapport de force parce qu’on me fait des rapports. Mais tu es sur le terrain et tu connais bien le terrain que moi.
Bassolé : Oui oui

Soro : Moi voilà ce que je voulais te proposer. On frappe dans une ville en haut là-bas et on récupère soit un commissariat ou bien une gendarmerie. Eux ils vont fuir. Ils ne peuvent pas résister. Et comme on me dit que l’armée est autour de Ouagadougou, si on frappe un bout là-bas, l’armée va vouloir se réorganiser pour aller vers là-bas. Si un cm² est pris là-bas, ils sont obligés d’aller se battre. Au moment où ils décollent là, on refrappe dans un autre coin. Ça va les paniquer et le Rsp, lui, il sort en deux temps. Ceux de Po avancent sur 50 km et ceux de Ouaga sortent et frappent des cibles fortes, surtout le PR. C’est-à-dire des cibles fortes !
Bassolé : Oui d’accord !

Soro : Il ne faut pas se disperser parce que ce qu’on va faire sur les bouts là-bas là, c’est pour les désorgniser, les paniquer. C’est pas pour … tu vois, c’est juste pour les mélanger. Parce qu’ils sont obligés de vouloir se réorganiser.

Bassolé : Tout à fait !

Soro : Donc c’est pas les policiers, les gendarmes qui vont résister même devant un commando de combien de… tu vois ce que je veux dire. Et puis la communication va commencer on va dire le Burkina… La situation se dégrade… Au nord du pays y a ça au sud du pays y a tant ! Tant tant tant ! Et puis le Rsp de Po vient de décoller il est à 50 km, Kafando a fui.

Bassolé : Oui oui bien sûr.

Soro : Et maintenant, ceux qui sont dans la ville, ils sortent et ils frappent. C’est-à-dire que maintenant qu’on sait que ‘’y’’ est là là, on va là-bas on frappe brutalement. Et puis une fois que cela est fait, on prend le truc et on t’installe. Et puis bon, on est obligé de dire… Ils vont nous menacer, ils vont dire qu’ils vont venir nous tirer dessus tout ça là mais on est déjà assis. On va faire quoi ? On est obligé de discuter avec nous. On va nous suspendre six mois et puis après ils sont obligés…

Bassolé : Oui ! Ils sont obligés de faire avec. Oui ! D’accord !

Soro : Donc est-ce que tu as quelqu’un par qui je peux faire passer les moyens pour que toi tu… ?

Bassolé : Absolument ! Je vais, je vais…t’envoyer par sms deux contacts téléphoniques. Ils sont déjà absolument surs. Et il suffit d’indiquer comment ça (marche), même s’il faut qu’ils se déplacent, ils le feront.

Soro : D’accord très bien ! Donc quant à moi, ça marche. Mais je suis plutôt rassuré. C’est dur mais on va y arriver.

Bassolé : On va y arriver. J’ai bien travaillé avec l’équipe approchée ce matin. Ils ont bien demandé quelques pécules pour la base justement. C’est bon. Je sais déjà qu’ils tiennent bon et ils invoquent le fait qu’ils ont été trahis. On leur avait fait la promesse qu’aucun militaire ne serait dans l’affaire. Ce n’est pas fait. Ensuite qu’ils auraient quelques gages, quelques garanties. Il n’y a rien de bon. Et pour cette raison, ils ne veulent pas coopérer. C’est déjà une bonne chose…

Soro : Non mais il faut leur dire qu’il y avait l’Ecomog et on a pris Samuel Doe, on l’a découpé. Et il y avait la Cedeao et on a amené Sam Kaké devant la Cpi donc vraiment… Ah on a travaillé un peu aujourd’hui. Je suis content. Je commence à sortir un peu, tu vois ! Je sens que bon … C’est-à-dire qu’au départ les éléments étaient dans une affaire régalienne et machin. Là je sens qu’ils ont commencé à sortir de là. Ils sont au bord de la rébellion là, tu vois ?
Bassolé : C’est ça qu’il faut !

Soro : Ils sont dissous et puis ils ne respectent pas la dissolution. Quand tu ne respectes pas une dissolution là c’est quoi ?

Bassolé : Oui oui ! Moi-même je leur ai dit cela ce matin. J’ai dit que ce qu’on veut vous faire là est un Ddr. Mais quand on doit aller vers un Ddr, allons carrément à un accord global duquel le Ddr ne sera qu’une partie. Là ça peut vous donner quelques garanties, quelques compensations politiques ainsi de suite. Mais si vous allez à un Ddr comme cela, c’est une capitulation, c’est comme si l’armée était venue vous battre. Comme s’ils vous ont attaqués, battus et vous êtes obligés de capituler. Non là, on ne vous a pas battus. C’est sur la base d’un accord et là ils font comme si vous devez tout remettre immédiatement, comme si vous êtes dissous et vous devez remettre les flings. Mais ça on n’a jamais vu ça.

Soro : Mais y a quelqu’un chez vous là que moi je n’aurais jamais (accepté)… En tout cas quand on va finir tout ça là, y a deux personnes que tu dois accepter que moi je règle (le cas). Ya Salif Diallo et y a un Sy là.

Bassolé : Han Chérif

Soro : Ça non non non ! Ça je ne vais pas laisser hein !

Bassolé : Huummmm !

Soro : Non non non ! Non Bassolé quand même. Ces gens-là ne peuvent pas vivre et puis vous allez être tranquilles.

Bassolé : C’est vrai ! C’est vrai ! C’est vrai !

Soro : Moi je te dis hein ! C’est-à-dire que Bassolé, quelle que soit ta bonne volonté, tout ça là, ceux que j’ai cité ne peuvent pas être vivants et puis le Burkina va être tranquille.

Bassolé : ça c’est vrai ! C’est vrai ! C’est vrai !

Soro : Est-ce que tu imagines que nous on aurait pu faire ce qu’on est en train de faire si Tagro et puis IB étaient vivants ?

Bassolé : C’est ça ! C’est ça !

Soro : c’est-à-dire que IB allait chercher à faire coup d’Etat (rires). Et vous êtes dans cette situation-là Bassolé.

Bassolé : C’est vrai ! C’est vrai ! C’est vrai ! Bon on va travailler sur ça.

Soro : Donc tu m’envoies les messages aujourd’hui, nous sommes dimanche donc au plus tard mardi. Je vais t’envoyer un certain nombre de fonds pour faire ce qu’il faut.
Bassolé : Ok ! C’est parfait je t’envoie ça.

Soro : Merci et on continue de travailler.

Bassolé : On reste en contact. Merci beaucoup et merci surtout pour la précision sur le rôle du grand maître, je suis bien situé maintenant (rires aux éclats). Vraiment ! On m’avait dit qu’il avait son penchant mais je ne savais pas que c’était aussi…

Soro : Ah moi je te dis… Est-ce que tu as un mail sécurisé ?

Bassolé : Non celui que j’ai n’est pas sécurisé.

Soro : Bon ! Quand on va se voir, je vais te montrer parce que Bassolé tu me connais, je l’ai infiltré. Donc on me dit si la couleur du tissu est rouge ou bien c’est blanc (rires). Donc il a envoyé son petit mais le coup a surpris son petit frère là-bas. Parce que son petit frère était parti avec un émissaire là-bas pour aller voir Roch pour qu’ils puissent discuter des modalités de son financement. Mais comme il est intelligent, lui il se dit que, il va donner un peu un peu à chacun. Tu vois non ? Parce que le même contact est allé voir Roch et il est allé voir Zéphirin Diabré. Donc comme ça, il ne perd pas.
Bassolé : Ah là à là !

Soro : Maintenant comme je dis là, je ne croyais pas que élection va avoir lieu donc je suis resté tranquille. Parce que ce n’est pas une affaire d’intelligence c’est une affaire de flair. Un truc comme ça ne pouvait pas avoir lieu. Parce que Bassolé, la crise que tu vois là, il ne faut pas penser que c’est dans deux mois ou trois mois que ça va finir hein ! Toi-même tu sais Bassolé j’ai fait l’accord de Ouagadougou donc je connais. Même simplement le processus du Ddr tu sais ce que c’est.

Bassolé : Oui oui ! Aussi longtemps qu’on n’aura pas vidé le contentieux, les élections ne pourront pas se tenir. Moi, j’ai dit ça aux blancs pas parce que je suis exclu que je le dis. Je dis simplement que tous les processus d’exclusion ont amené des malaises qui ont plombé carrément les processus électoraux. Vous allez voir. Il suffit que la date du 11 octobre saute. Plus personne ne pourra dire quand les élections auront lieu au Burkina parce que ça va aller dans tous les sens.

Soro : Bassolé, si la date du 11 octobre saute, il n’y a plus de transition au Burkina. C’était la date limite.
Bassolé : Voilà !

Soro : Donc eux-mêmes, ils rament au nom de la légalité et du droit dans un vide.

Bassolé : Dans un vide vraiment

Soro : Donc, ils vont être fragilisés déjà qu’ils n’ont pas la légitimité. S’ils n’ont pas la légalité avec eux, ça va être un problème. Les gens sont capables de dire que cette transition-là a été mise en place pour dix mois pour organiser des élections. Maintenant qu’ils n’ont pas pu faire les élections en dix mois, il faut une nouvelle transition.

Bassolé : Voilà ! Moi-même je vais demander à mes gars de commencer à parler de ça. Il faut une nouvelle transition.

Soro : Oui ! Allez Bassolé !

Bassolé : Merci beaucoup !

connectionivoirienne

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