06252019Headline:

Côte d’Ivoire/ Assemblée nationale: les députés de l’opposition dévoile les non-dits de l’État

Les députés de l’opposition étaient face à la presse cet après-midi à la maison du PDCI-RDA à Cocody. 
Les députés Yasmina Ouégnin, Tra Bi Guillaume, du groupe parlementaire Vox Populi, Koné Gnangadjoma du Rassemblement et Akoto Félix du PDCI-RDA se sont prononcés sur la situation socio-politique et sécuritaire du pays.
Les quatre honorables des trois groupes parlementaires de l’opposition qui comptent plus de 90 députés ont affirmé à la presse qu’il n’y a pas de sécurité dans le pays contrairement à ce que les autorités ivoiriennes font croire.
Selon eux, l’Indice de sécurité 1.1 ne reflète pas la situation actuelle du pays. Ils se fondent sur les conflits communautaires survenus dans la ville de Béoumi et des attaques des « microbes »dans la commune d’Attécoubé. 
«C’est une sécurité apparente. Hier c’était Attécoubé où les microbes ont attaqué les populations. Personne n’est à l’abri de ces attaques, » ont expliqué les quatre conférenciers du jour.
Ils sont tous unanime qu’une enquête parlementaire s’impose dans le cas du conflit communautaire de Béoumi qui a occasionné 9 morts, 90 blessés et plus de 300 déplacés.
 Les députés restent néanmoins convaincus que cette enquête parlementaire ne commencera jamais, tant que la question orale sur ce sujet n’ai pas prise en compte. 
«Les populations vont penser que nous sommes indifférents. C’est à la suite de la question orale que survient l’enquête parlementaire, » a précisé l’Honorable Yasmina Ouégnin.
« Nous avons trop politiser la réconciliation en Côte d’Ivoire, » a déploré Akoto Félix.
Le député du groupe parlementaire Rassemblement a salué l’action de réconciliation menée par l’ancien Président de l’Assemblée nationale ivoirienne, Guillaume Soro.
«La réconciliation est une priorité, » a ajouté Yasmina Ouégnin.
Les députés de l’opposition ont par ailleurs répondu à leurs détracteurs qui pensent qu’ils veulent protéger leurs intérêts en refusant de siéger dans le Bureau de l’Assemblée nationale. 
« La formation du Bureau de l’Assemblée nationale est une question réglée par les textes. Il faut les appliquer, » a expliqué l’Honorable Tra Bi.
Ils ont annoncé qu’ils retourneront à l’hémicycle quand le règlement de l’Assemblée nationale sera respecté dans la composition du Bureau.
«Ce n’est pas le Bureau d’Amadou Soumahoro où il peut embaucher son petit frère comme chef du protocole. Les groupes parlementaires de l’opposition ne demandent pas plus que les textes leur permettent d’avoir, »a mentionné la député de Cocody madame Ouégnin.
L’Honorable Akoto a affirmé que depuis le départ de Guillaume Soro de la présidence, l’Assemblée nationale les textes de cette institution sont foulés au pied du Président Amadou Soumahoro.

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