07222017Headline:

Côte d’Ivoire: Assises, en pleine audience, un témoin menace de tuer Simone Gbagbo et ….

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Côte d’Ivoire: Assises, en pleine audience, un témoin menace de tuer Simone Gbagbo et affirme avoir abattu plusieurs personnes pendant la crise post-électorale

L’audition des témoins du ministère public s’est poursuivie ce lundi matin lors de la reprise du procès de l’ex-première dame de Côte d’Ivoire accusée de crime contre l’humanité, après une suspension de plus de deux mois due à la vacance judiciaire.

Trois témoins ont comparu à la barre ce jour. En pleine audience, l’un d’eux très excité à la barre, Diallo Souleymane a menacé de tuer Simone Gbagbo  et a affirmé avoir abattu plusieurs personnes à Abobo derrière rails lors de la crise post-électorale, quand le juge Boiqui Kouadjo lui a demandé s’il avait commis des meurtres.

Est-ce que tu reconnais avoir tué a à Abobo plusieurs personnes, lui a demandé le Juge.

«Toutes les personnes qui ont tenté de m’inquiéter ont toutes été tuées de mes mains, » a déclaré sans état d’âme, ce témoin, tout en poursuivant que si s’était à reprendre, il tuerait Simone Gbagbo.

Après ces aveux, le témoin  est devenu plus excité et incontrôlable et piquait par moment des crises de colère face aux questions de maitre Dadjé Rodrigue.

Le juge avait parfois du mal à calmer ce témoin  qui avait les réactions d’un « malade mental ».

Comme tous les témoins qui se succédés à la barre jusqu’à ce jour, Diallo a soutenu sans preuves que l’épouse de Laurent Gbagbo a armé des jeunes et un individu du nom de Lamté, qu’il a lui même tué.

La Défense est revenue à la charge et lui a demandé pourquoi, il tuait les personnes. Il a répondu qu’il commettait les crimes pour protéger les populations de son quartier.

Diallo Souleymane a indiqué lors de son interrogatoire que le nommé Moussa qui serait selon lui le féticheur de l’ex-première dame, lui aurait fait la proposition de 6 millions de francs CFA pour intégrer le groupe des Lamté qui était à la solde de Simone Gbago, mais, il aurait refusé.

«Lamté et Moussa sont venus me dire que Mme Gbagbo les a envoyée tuer les gens et m’ont demandé de me joindre a eux, » déclare-t-il, toujours sur un ton de colère.

L’interrogatoire de ce témoin  n’ira malheureusement pas à son terme, puisque le juge a suspendu l’audience pour qu’il revienne demain vu que le ton montait entre les avocats de la Défense et ce dernier.

Il a déclaré à la barre que son retour au tribunal dépendra de la position de sa génitrice.

«Si demain ma mère accepte, je viendrai témoigner. Si elle n’accepte pas je resterai à la maison. J’ai besoin de sa bénédiction, » a-t-il déclaré à la grande surprise de la président de la Cour, du Procureur général, de la partie civile et de la Défense.

Avant ce témoin, Koné Amara, conducteur à la SOTRA à la retraite depuis 2006 était à la barre. Ce dernier a affirmé que l’ex-première dame de Côte d’Ivoire a armé les jeunes et les femmes du quartier N’Ponon dans la commune d’Abobo où il réside.

Ce témoin  a révélé que c’est dans une école que les jeunes et les femmes du quartier ont été armés en présence de l’ex-première.

«C’est madame Gbagbo qui a envoy, é les armes dans l’école qui ont été distribuées aux jeunes et aux femmes, » a insisté Koné.

Selon lui, un jeune du quartier qui a reçu des armes est venir lui proposer une de marque calibre 12 pour sa protection qu’il a refusé.

«Doyen, il faut te protéger, ce qui arrive est grave. Ils vont venir tuer tous ceux qui portent les boubous et les militants du RHDP, » aurait déclaré ce jeune du quartier qui est venu lui donner l’arme.

En prenant la parole, la Défense lui a demandé l’heure à laquelle, madame Gbagbo s’est rendue à Abobo pour distribuer des armes.

«C’était avant le deuxième tour de l’élection présidentielle, aux environs de 20 heures 30 minutes, » a-t-il précisé qui avait quelques plus tôt souligné que le quartier n’avait pas d’éclairage public.

Au cours de son audition Koné Amara avait soutenu que l’arme qui lui était destinée n’était chargé.

La Défense est revenue à la charge pour avoir plus de précisions puisqu’il avait mentionné qu’il n’a pas vu l’arme et qu’elle était dissimilée dans un sac de riz.

Maitre Dadjé Rodrigue a conclu que le témoin  va d’improvisations à improvisations et qu’il ne disait pas la vérité.

Le premier témoin  à comparaitre ce jour était Soro Abdoulaye qui a malheureusement jeté l’éponge parce qu’il a un problème cardiaque.

«Quand je parle, le cœur me fais mal. Je ne suis pas en état de témoigner, » s’est-il justifié.

La Cour tout comme le Parquet général et la Défense ont compris que c’était fini pour le témoin  sauf la partie civile qui a souhaité que son audition soit ajourné en attendant qu’il se remette.

Cette proposition a été rejetée par le Juge Boiqui Kouadjo.

Wassimagnon, Abidjan

koaci

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