06232018Headline:

Côte d’Ivoire: Assises quatrième jour, un accusé confondu, les témoins à charge se mélangent les pédales, …

Côte d’Ivoire: Assises, un accusé confondu, les témoins à charge se mélangent les pédales, les plaidoiries prévues jeudi

-L’audience des douze accusés dont le Commandant Jean-Noël Abéhi poursuivis pour des faits de « Complot contre l’autorité de l’Etat » était à son quatrième jour.

Plusieurs témoins à charge  ainsi que des accusés ont fait ce jour, leur déposition à la barre.
Après ces passages, le Président de la Cour d’assises, le juge Coulibaly Aboubacari a renvoyé l’audience au jeudi pour les plaidoiries.

Le premier témoin a intervenir à la barre était le Commandant Ouattara Obéniéré Barthélémy l’actuel homme fort du Groupement d’escadron blindé (GEB) d’Agban.

Cet officier a dans sa déposition  confondu l’accusé Yayo Daba qui la veille avait affirmé à la barre qu’il a été appréhendé par ses frères d’armes au moment où il se rendait le jour des faits à son domicile après un passage à l’infirmerie du camp puisqu’il souffrait de crampes d’estomac.

Le Commandant Ouattara a déclaré à la barre que l’accusé a été appréhendé dans les toilettes de l’infirmerie où il s’était réfugié après l’échec du coup.

«Yayo a été pris enfermé dans les toilettes de l’infirmerie,» a expliqué le témoin Commandant.

Selon lui, après son arrestation, l’accusé s’est mis à table devant ses supérieurs hiérarchiques.

«Il a confirmé qu’en tant que conducteur des engins blindés, il voulait les utiliser pour libérer les prisonniers. Yayo a indiqué qu’il voulait manifester contre la vie chère, » a-t-il ajouté.

A la question de savoir s’il était témoin des faits qu’il a relatés, le Commandant a déclaré qu’ils lui ont été rapportés par ses éléments.

Face à ces déclarations graves, le témoin qui comparaissait à titre d’information a été mis en confrontation avec l’accusé Yayo Daba.

«Je réfute, toutes les déclarations du Commandant, » s’est défendu Yayo Daba.
Toujours dans le cadre de son interrogatoire, le témoin connu pour son passage à La Haye dans le cadre du procès de l’ex-Président, a soutenu, sous la pression des avocats de la Défense que c’est depuis le mercredi 21 décembre 2012 qu’il était informé de ce coup.
«Avant le 23 décembre 2012, nous étions en alerte, car depuis le mercredi,19 décembre 2012, nous avions appris qu’il aurait une attaque du camp Agban. Nous avons mobilisé tous nos hommes depuis le mercredi. Nous avions appris qu’il devrait avoir une attaque entre 2 heures et 3 heures du matin. Nous avons informé toutes les casernes de gendarmerie Nous sommes restés ainsi et le dimanche 23 décembre à 14 heures, je suis rentré chez moi pour prendre un bain. C’est de chez moi que j’ai été appelé pour m’informer que des choses bizarres se passaient au camp. Je me suis rendu au camp, et c’est là que nous avons vu des assaillants mis arrêts après plusieurs coups de feux tirés. Nous avons fait une patrouille. Nous avons mis la main sur une vingtaine de personnes au sein du camp et une personne en dehors du camp, » a expliqué le Commandant Obiénéré.

Il a indiqué que le Commandant supérieur de la Gendarmerie était informé de cette menace, mais, il ne l’a pas pris au sérieux.

A la suite du Commandant Ouattara, la parole a été donnée au deuxième témoin, le MDL Bakayoko.

Contrairement à son prédécesseur, il a annoncé que trois (3) personnes avaient été arrêtées ce jour là au lieu de 20 présumés assaillants.

Le troisième témoin était un autre Gendarme. Ce dernier a également affirmé que Yayo Daba a été appréhendé dans les toilettes de l’infirmerie.

Le quatrième témoin était un présumé assaillant et a été interpellé puis relâché faute de preuve, puisqu’il a été mis aux arrêts à minuit, le 24 décembre, 24 heures après les évènements.

Karambera Georges a déclaré que le jour des faits, il y a eu un seul coup de feu tiré par un gendarme de son unité pour alerter les autres gendarmes.

«Nous n’avons rien suivi d’anormal ce dimanche nous suivions un match à la télé, » a-t-il précisé, prenant du coup à contre pied ses prédécesseurs qui ont affirmé que des coups de feux ont été entendus le 23 décembre 2012.

Selon lui, au cours du ratissage, aucune personne n’a été arrêtée, alors qu’il a été annoncé qu’une vingtaine de personnes avaient été appréhendées.

A la fin du passage des témoins, les accusés Adohi Otokpa Samson, Talo Patrick Hervé, Blé Marius, Péhé Lorougnon Toussaint, Tra Bi Modeste et Guépié Gnoléba ont été appelés successivement à la barre pour leurs dépositions et ont tous plaidé non coupables.

Avant eux, l’accusé Gnamien Oppa Pierre qui comparaissait libre a rejeté les faits qui lui sont reprochés, affirmant qu’il était le jour des faits au mauvais endroit et au mauvais moment, raison pour laquelle, il a été appréhendé.

Wassimagnon, Abidjan

koaci

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