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Côte d’Ivoire: « avec Guillaume Soro adieu les “routes denikacha” » a déclaré Alain Lobognon

Dans sa rubrique « Lundi de la Côtière », Alain Lobognon s’est prononcé ce lundi 22 juillet 2019, sur le réseau routier en Côte d’Ivoire.
Il y a quelques années en arrière, tout le monde aurait été fier, très fier des travaux routiers que certains saluent sans avoir jamais roulé sur une nouvelle route. Ah que si! Certains ont déjà eu la chance d’emprunter un véhicule de transport en commun, qui à l’occasion, leur a permis d’admirer des employés déverser du bitume sur une terre rouge.

À l’époque, et nos parents sont encore fiers de cette période, la construction des routes en Côte d’Ivoire, respectaient des critères techniques très spécifiques. Car, la construction d’une route est très complexe. Les travaux débutant bien avant l’arrivée de l’équipement lourd sur le chantier de construction.

Aujourd’hui, il y a à se demander, vu l’état de dégradation rapide des nouvelles routes en Côte d’Ivoire, si les infrastructures routières construites à coups de milliards obéissent aux critères clés. Hier, j’ai emprunté la voie, allant de l’abattoir de Port-Bouët au Chu de Treichville, en passant par la Sir, le tri postal et la cité du port. Des crevasses partout sur une voie pourtant reconstruite, il y a moins de 24 mois. C’est à croire que les techniciens ignoraient que cette route est utilisée depuis des décennies par des engins très lourds. De l’argent perdu en somme.

Jadis, une route bitumée ou goudronnée, c’était des couches de sol, de pierres et de pierres concassées compactées par du matériel lourd afin de s’assurer la solidité de la chaussée en prévision du poids des véhicules autorisés à y circuler, une fois l’ouvrage livré. Chez nous, au fur et à mesure que l’on construit, les secteurs exposés devraient être renforcés, protégés ou stabilisés.

J’ai recensement vu aux États-Unis, à l’occasion des festivités du 4 juillet, la mise à l’écart de véhicules militaires, jugés trop lourds pour circuler sur une célèbre avenue.
Notre pays, qui compte une École de formation des ingénieurs routiers doit renoncer à gaspiller l’argent du contribuable en investissant correctement dans la construction des routes.

Les perpétuels travaux aux mêmes endroits par des entreprises créées à l’occasion pour enrichir la mafia, seront de vieux souvenirs dans quelques mois. Le réseau routier en Côte d’Ivoire tiendra compte des essieux des véhicules autorisés à y circuler. Le prochain réseau routier sera l’un des plus modernes en Afrique.

Ce n’est pas une simple vue de l’esprit. C’est ce que feront les équipes de Guillaume Soro en tenant prioritairement compte de la qualité. Adieu les routes « denikacha »!

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