12062016Headline:

Côte d’ivoire : Baoulé et Burkinabè sur le pied de guerre -le gouvernement interpellé

burkinabé

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Les planteurs baoulé et burkinabè de N’zianouan, dans la sous-préfecture de Tiassalé sont sur le pied de guerre, a informé une source, dimanche 12 avril 2015.

Tout est question d’un problème de terre de près de 1000 hectares. A en croire notre source qui nous a joint dans la nuit de ce dimanche, les autorités locales de Tiassalé, notamment le sous-préfet et la communauté autochtone, ont de connivence décidé d’arracher aux planteurs baoulé et burkinabè les parcelles sur lesquelles ils ont bâti des plantations d’hévéa, de cacao, teck etc.

« Les planteurs affirment que l’on veut les exproprier de leur terre. Les autorités veulent la céder à un opérateur économique, Thierry Nian, Pdg de TD Continental », a dénoncé notre informateur. Apparemment, la chose semble déjà bouclée. Car selon lui, des machines sont présentes sur la parcelle dont une partie a été déblayée pour installer les bureaux de ceux qui vont y travailler. De même, des lampadaires ont été plantés pour l’éclairage du site et des conteneurs de matériaux visibles sur le terrain.

S’il est vrai, a-t-il reconnu, que les planteurs ne possèdent de titre foncier sur ces terres, il n’en demeure pas moins que c’est officiellement qu’ils les ont acquises auprès des autochtones. Et depuis 40 ans pour certains, ils cultivent ces terres où ils ont tous leurs biens. « Les chasser sans les dédommager, ils ne pourraient l’accepter. Rien n’a été dit concernant un dédommagement, or ils ont des familles et ils ne vivent que de leur plantations », a fait savoir notre source. Surtout que le nouvel acquéreur veut aussi faire de l’agriculture.

C’est pourquoi, a-t-il ajouté, les planteurs ne veulent pas se laisser faire. « S’il faut, ils nous tueront avant de prendre nos plantations », a-t-il laissé entendre.

Selon lui, c’est la deuxième tentative « d’expropriation ». La première fois, c’était il y a cinq ans. « L’individu a été arrêté et après plusieurs médiation, l’affaire est passée. Pour cette seconde tentative, deux fois les planteurs se sont rendus à la sous-préfecture sans que les autorités ne les accordent une oreille attentive », a-t-il regretté. Ce qui les fortifie dans leur conviction, ajouté au silence de la chefferie de N’zianouan, que les autorités locales sont de mèche avec l’opérateur économique pour les chasser de leurs terres et détruire gratuitement leurs plantations. Notre informateur a donc attirer l’attention du gouvernement sur cette situation qui risque de dégénérer.

LINFODROME.COM

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