10302020Headline:

Côte d’Ivoire Blaise Compaoré sème la division, le FPI renvoyé à ses souvenirs

 

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Compaoré, un exilé à problème

« Le fait que Compaoré soit en Côte d’Ivoire va être ingérable… Il faut qu’il se trouve une autre destination », lit-on à la Une de Soir Info. Ces propos sont de Francis Kpatindé, un maître de conférence en France, tenus au cours d’une interview sur RFI. « Je pense que le fait que Compaoré soit dans un pays proche, qui est à un dégré ou un autre mêlé à la vie politique du Burkina Faso, cela va être ingérable. Il va falloir qu’il se trouve une autre destination et je pense que les autorités ivoiriennes doivent y penser. » Mais précisera t-il, « le président Ouattara n’est pas en cause dans cette affaire, vous savez, on n’est pas dans le cas de Amadou Toumani Touré (ATT).

Quant à L’inter, il fait savoir que « 72 après son arrivée, Compaoré veut quitter Yamoussoukro ». Selon le journal, le désormais ex-président du Faso a demandé à partir pour se mettre à l’abri du matraquage médiatique sur sa présence à Yamoussoukro et pour ne pas écorcher les liens historiques entre les deux pays, ni constituer un fardeau pour la Côte d’Ivoire. « Il est question de lui trouver une autre destination, en terre ivoirienne comme le souhaiterait son épouse, ou de le faire partir carrément hors du pays comme il le voudrait lui-même », a confié une source proche de la rencontre entre le couple Compaoré et le Président Ouattara.

Lg Infos dit qu’avec l’arrivée de Compaoré « la souveraineté de la Côte d’Ivoire est bafouée » parce que « Compaoré débarque avec un bataillon de l’armée burkinabé ». Un diplomate de l’ONU assure que Blaise veut établir une base arrière en Côte d’Ivoire. La preuve Ould Limam Chafi est avec lui. « Chafi, grand vendeur d’armes de son état, n’a pas répondu simplement à une invitation pour le plaisir de voir les lagunes ivoiriennes. Il est en mission. Ce qui rejoint et conforte une information que nous savons de Blaise… », fait savoir le diplomate.

FPI, l’ingrat

Au lendemain de la confirmation de la présence de Compaoré en Côte d’Ivoire, le Front Populaire Ivoirien (FPI), parti de Laurent Gbagbo a demandé qu’il quitte. Le parti « estime qu’après tout ce que cet homme a fait contre son propre peuple au Burkina-Faso et contre le peuple ivoirien, Blaise Compaoré ne peut pas s’en sortir à si bon compte en ayant en prime un exil doré en Côte d’Ivoire. » Alors Le Patriote titre « Le FPI ou la mémoire amputée ». Il affirme que « le FPI est mal placé pour le soutenir. Il suffit juste de rappeler le rôle joué par Compaoré dans la vie du parti de Laurent Gbagbo. Qui ne se rappelle pas que c’est l’homme que le FPI vomit aujourd’hui qui a été le premier à offrir un siège à ce parti. Et cela de sa propre poche. Mieux, jusqu’à l’arrivée de la junte militaire au pouvoir en 1999, des sources dignes de foi indiquent que chaque mois, Blaise compaoré versait la somme de 3 millions à Laurent Gbagbo… ».

A propos de cette « opération Compaoré dehors » du FPI, L’Expression barre à la Une , « Le FPI est un parti ingrat ». « Le FPI qui regorge de beaucoup d’historiens a royalement oublié que Laurent Gbagbo, l’homme par qui le parti jure aujourd’hui, a bénéficié des largesses du pays de Blaise Compaoré après les années 1980. l’on a encore en mémoire qu’après une grève à l’université, Laurent Gbgabo qui était à la base de ce soulèvement a été sauvé par le Burkina Faso qui lui délivré un passeport diplomatique Burkinabé qui lui a permis de transiter par ce pays frère pour trouver refuge en France. »

L’UA dit non à Zida

« Ultimatum de l’UA à l’Armée burkinabé : 15 jours pour rendre le pouvoir aux civils », barre à la Une Le Patriote. « Nous demandons aux forces armées de transférer e pouvoir aux autorités civiles, et le conseil a décidé que ce transfert devrait s’opérer dans une période de deux semaines », a déclaré Simon Oyono Esono, chef du Conseil de paix et de sécurité de l’UA, rapporte le journal. Dans le même sens, L’inter titre : « L’ultimatum de l’Union Africaine aux militaires ». Simon Oyono a indiqué que « l’Union Africaine est persuadée que le changement est allé à l’encontre de la démocratie. Cependant, nous savons que c’est la pression populaire qui a mené à la démission du président ».

linfodrome.com

 

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