11222017Headline:

Côte d’Ivoire- Blolequin prise en otage par des bandits, Des jeunes filles ont été violées /Toutes les rues ont été bouclées

AIP- On assiste à une déportation massive de bandits vers les villes de l’intérieur du pays. La ville de Blolequin située à seulement 60 kilomètres de la ville de Guiglo, vit dans l’effroi depuis quelques temps. L’insécurité s’est accrue, les populations agressées et dépouillées de leurs biens.

« C’est vraiment difficile ce que nous vivons. Des bandits ont décidé de troubler notre quiétude par des agressions de toutes sortes. Toutes les rues ont été bouclées par ces malfrats qui nous empêchent de vaquer librement à nos occupations.
Des jeunes filles ont été violées il y’a de cela quelques jours sur la route de CIB, village du département de Blolequin », raconte Traoré, un élève de Blolequin.

L’insécurité dans la ville d’Abidjan marquée par des nombreuses attaques perpétrées par des commandos contre des services de sécurité de l’État, s’est étendue aux villes de l’intérieur du pays. Blolequin vient donc s’ajouter à la longue liste des localités plongées dans la spirale de la violence. Les agresseurs s’en prennent aux populations et les dépouillent de leurs biens. Des portes sont cassées, des domiciles cambriolés, de l’argent et de la nourriture emportés. C’est cette précarité sécuritaire que relate pour l’agence Ivoirienne de Presse, le sous-préfet de Blolequin, Koffi Kan Claude, très préoccupé par la situation, « les agressions sont très fréquentes ici à Blolequin. Les populations en souffrent énormément.

Casse de portes, agressions à domicile, vols de motos des fonctionnaires sont devenus le lot quotidien de la population » a réagi le sous préfet interrogé par l’AIP.

Blolequin qui souffre du manque d’eau et de coupure récurrente d’électricité vit des heures d’angoisse dues à une insécurité grandissante. Après l’insécurité durant la période 2011-2012 avec les agressions et autres coupures de route, calmées par l’opération « ratissage » des éléments des forces de l’ordre, la localité vit à nouveau la peur.

Ces agressions récurrentes contre les populations, sont le fait d’un manque d’équipement de service de sécurité. Il n’y a pas de commissariat en dépit de l’existence d’un lycée moderne en ruine, de plusieurs groupes scolaires, de l’hôpital général dont plusieurs services sont inexistants du fait de manque de bâtiment bien que l’hôpital est bénéficié du matériel médical en grand nombre, de divers services administratifs. Les bandits y règnent en maîtres et se sont même installés dans les campements alentours. Blolequin, située à équidistance de Guiglo et de Toulepleu (63 kilomètres de chaque côté), est donc pris dans l’étau de ces malfrats, qui en ont fait leur terrain de chasse.

« On ne sait même pas comment ils procèdent. Parfois ils profitent la nuit tombée pour assouvir leurs sales besognes. Tous les villages environnants, sont victimes de ces voleurs qu’on ne connait même pas. On ne sait pas d’où ils sortent pour nous faire vivre un véritable calvaire. Ils emportent notre argent, nos provisions et aussi les motos de nos maris. C’est pas facile » témoigne à l’AIP, une victime de ces voleurs.

Après la crise de 2010, plus précisément en 2012, le seuil d’insécurité dans le département de Blolequin avait atteint des proportions inquiétantes. Les populations pensaient avoir laissé cette période sombre derrière elle, avant que les agressions ne reprennent de plus bel. Les habitants lancent donc un cri de cœur. Vivement le renforcement en matériel de sécurité des services de sécurité (Brigade de gendarmerie) existants et la construction d’un commissariat de police. Il faut dire que du temps du président Félix Houphouët-Boigny, dans les années 80 cette brigade de gendarmerie a été attribuée à Blolequin.

Le bâtiment de service trouvé devenu très exigu pour recevoir ces ennemis de la quiétudes (bandits) vu l’accroissement considérable du nombre de la populations du département, un seul véhicule de liaison pour la gendarmerie dans ce grand département dans lequel les villages sont très éloignés. Ce sont un nombre très restreint qui font tous leurs efforts malgré le manque de matériel pour tenter de ramener la quiétude dans la ville.

Que peuvent-ils contre cette bande armée qui a fui Abidjan et qui endeuille depuis quelque temps tous le département? Le gouvernement est interpellé

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