10202020Headline:

Côte d’Ivoire: “ce gouvernement me veut la peau, bien plus que ceux qu’ils ont combattu hier” Soro

Guillaume Soro fait de nouvelles révélations sur ses relations avec le président Alassane Ouattara et ce qui s’est passé après le divorce consommé entre les deux personnalités.
Dans un entretien avec Afrique Média, l’ancien président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire a fait de gros déballages sur ce qui s’est passé après qu’il a refusé d’intégrer le RHDP de Ouattara et à mis en garde contre d’autres révélations « plus accablantes ». Soro est parti de l’historique de comment il a aidé le président à venir au pouvoir et s’est étonné du fait qu’après tout cela, Ouattara lui en veuille plus que « ceux qu’hier il a combattus ».

« Quand je menais le combat pour Ouattara, le jour où il a pris le pouvoir, pour moi, c’était le dernier combat. Pour moi, j’en avais fini avec la lutte en Côte d’Ivoire. Je me proposais de mener une vie de famille. Connaitre la simple joie d’envoyer mes enfants à l’école. Que monsieur Ouattara aujourd’hui soit plus haineux contre moi, que ceux qu’hier il a combattus, je m’interroge moi-même. Mais la vie est ainsi faite. Mais un ami me disait que vous ne connaissez pas votre épouse tant que vous n’avez pas divorcé », a indiqué Soro.

Des menaces et tentatives d’intimidations
« Aujourd’hui monsieur Ouattara peut bien dire que je suis le monstre que je suis. Mais hier, je voyais bien tout l’éloge qu’il faisait. Mais ce n’est pas grave. Je considère qu’en 2019, le Président Ouattara m’a convoqué me faisant injonction d’intégrer le RHDP. Il y a très peu qui ont résisté à Ouattara. Je lui ai dit que je ne pouvais pas intégrer le RHDP. Après que j’ai refusé de rentrer dans son parti. Parce que je lui avais dit que le RHDP unifié sans le PDCI allait ramener la guerre en Côte d’Ivoire et que je ne voulais plus que mon nom soit associé à la guerre, et que je suis parti. Il m’a demandé de démissionner de la présidence de l’Assemblée nationale », rappelle le député de Ferké.

« (…) J’ai rendu ma démission et je suis parti. Mais dès que je suis parti, la chasse à l’homme a commencé. (…) monsieur Ouattara et le ministre Hamed Bakayoko qui était ministre de l’intérieur ont trompé la police de Barcelone qui a fait un raid dans ma chambre à Barcelone pour m’arrêter. N’eut été la baraqua, j’aurais été humilié, menotté et jeté dans les prisons en Espagne. Après cela, on m’a envoyé des barbouzes pour tenter de me repérer en Europe et m’éliminer. Là aussi, j’ai des preuves accablantes », révèle Guillaume Soro, avant de mettre en garde. Des gens que Hamed Bakayoko a reçus dans son bureau à qui il a proposé un milliard de francs pour me livrer. Je le sais. Qu’on prenne garde, je ne veux pas trop parler, je veux la paix pour mon pays.

Melv Sage

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