01212017Headline:

Côte d’Ivoire –Compaoré “ivoirien” la procedure a déjà été enclenchée / étape très avancée..Les faits

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– Compaoré devient “ivoirien” pour éviter d’être extradé vers le Burkina

Mandat d’arrêt contre Compaoré : Abidjan pas encore informé , les lois ivoiriennes interdisent l’extradition d’un national

Les lois ivoiriennes n’autorisent pas l’extradition d’un citoyen du pays, assure un juriste contacté par Afrikipresse au sujet du dossier Blaise Compaoré. Selon lui, de par son mariage avec une citoyenne ivoirienne, Blaise Compaoré est un citoyen ivoirien bénéficiant des mêmes droits et des mêmes devoirs obligations que tout autre citoyen du pays.

Peu importe la manière dont il est devenu ivoirien, peu importe sa citoyenneté d’origine, peu importe son passé d’ex-président du Burkina Faso, Blaise Compaoré doit pouvoir bénéficier de la protection de son pays, la Côte d’Ivoire qui doit respecter et appliquer certes les lois internationales , mais dans le respect de ses propres lois, poursuit le juriste qui annonce qu’en principe la justice ivoirienne doit organiser une audience de comparution de Blaise Compaoré.

Il indique qu’au cours de cette audience les avocats de Blaise Compaoré peuvent faire valoir plusieurs arguments, notamment l’immunité prévue par l’ancienne constitution, le caractère politique de la poursuite ( un caractère politique qui interdit toute extradition selon les conventions, ainsi que l’existence de la peine de mort), et bien entendu sa qualité de citoyen ivoirien.

Le dossier ne fait que commencer. Et il pour être plus d’ordre juridique que d’ordre diplomatique et politique. D’ailleurs aux dernières nouvelles, les autorités ivoiriennes n’ont pas encore été saisies du mandat d’arrêt international, à en croire le porte parole du gouvernement ivoirien. Selon des sources judiciaires citées par la presse , c’est depuis le 4 décembre 2015 dernier que les autorités ivoiriennes auraient été saisies du mandat d’arrêt international émis par la justice burkinabè.

Alice Ouédraogo

Par Afrikipresse

Pour échapper à son extradition vers le Burkina: Blaise Compaoré veut devenir ivoirien

 Réclamé par la Justice de son pays, l’ex-locataire du palais de Kosyam pourrait réussir à contourner la procédure judiciaire engagée contre lui. En effet, Blaise Compaoré veut avoir la nationalité ivoirienne pour échapper à son extradition.

L’information provient de « La lettre du continent ». Selon le journal français, « En contact régulier avec Blaise Compaoré, l’avocat français et ancien bâtonnier Pierre-Olivier Sur a conseillé à l’ancien président burkinabè de prendre la nationalité ivoirienne après le mandat d’arrêt émis à l’encontre de ce dernier par Ouagadougou le 21 décembre ».

Cette information est controversée dans l’entourage du chef de l’Etat ivoirien. Selon certaines sources, cette procédure de naturalisation a déjà été enclenchée et est à une étape très avancée ; d’autant plus que Blaise Compaoré s’est marié à une ivoirienne, Chantal Compaoré. La Lettre du Continent prétend même que Blaise Compaoré serait déjà devenu Ivoirien.

“Aussitôt dit, aussitôt fait ! Cette procédure permet, en outre, à Alassane Ouattara d’afficher sa ferme volonté de ne jamais renvoyer le Beau Blaise dans son pays, la Côte d’Ivoire n’extradant pas ses ressortissants”, poursuit le journal.

Interrogée par nos confrères de l’Inter, Masseré Touré, conseillère en Communication du président Ouattara, a affirmé que personnellement, elle n’est pas informée de la signature d’un quelconque décret de naturalisation attribuant la nationalité ivoirienne au président Compaoré, toutefois elle ne rejette pas cette éventualité.

« Je ne suis pas informée que le président Alassane Ouattara a signé un décret de naturalisation, attribuant la nationalité ivoirienne au président Compaoré. Mais ce que je sais, c’est que le président Compaoré a une épouse ivoirienne. Par conséquent, comme le prescrivent les lois portant sur la nationalité, il peut avoir la nationalité ivoirienne s’il en fait la demande et si les autorités ivoiriennes la lui accordent ».

Dans ce cas d’espèce, il est difficile d’envisager une telle procédure, car l’article 40 du code de nationalité apporte une limite à la naturalisation du Président Compaoré. En effet, l’article sus-cité stipule que « l’étranger qui a fait l’objet d’un arrêté d’expulsion ou d’un arrêté d’assignation à résidence ne peut acquérir la nationalité ivoirienne de quelque manière que ce soit ou être réintégré, si cet arrêté n’a pas été rapporté dans les formes où il est intervenu ».

Youssef

koaci

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