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Côte d’Ivoire: Conflit foncier à Anyama, après son accusation d’abuse de son statut de député, Adama Sylla sort du silence et réagit…

S’estimant diffamé par un organe de presse à propos d’une parcelle de terrain, l’honorable Adama Sylla, député d’Anyama commune et sous-préfecture, a animé une conférence de presse, le mercredi 1er août 2018 dans ladite commune.

L’honorable Adama Sylla, député d’Anyama commune et sous-préfecture, était face à la presse, le mercredi 1er août 2018, pour rétablir les faits. « J’ai été diffamé par des individus en complicité avec un organe de presse en ligne cette semaine. Fait d’autant grave que tout ce dont ils m’accusent est faux. Je suis député de la nation et je n’ai jamais abusé de mon statut pour porter quelque préjudice à l’un de mes administrés, encore moins recherché un avantage illégal quelconque en raison de mon statut. Je voudrais par conséquent m’inscrire en faux contre les allégations tendant à faire croire que j’aurais déclaré qu’en tant que député, je pouvais faire ce que je voulais et que je serais protégé par mon immunité parlementaire. », a déclaré le député Adama Sylla.

Selon l’honorable, le confrère en ligne l’a accusé d’avoir « fait bastonner dame Namizata Sylla. Cette femme a simulé avec son mari, M. Sylla Lanciné, une agression, en se faisant prendre en photo dans des postures laissant croire cela, pour ensuite les publier sur internet. D’autres témoins neutres pourront confirmer ma version des faits et vous prouver qu’ils ont promis de me salir par tous les moyens. Toute cette cabale découle de ce projet. »

Puis de revenir sur cette affaire. « Il faut comprendre que M. Sylla Lanciné et sa conjointe dame Namizata Sylla me disputent le lot n° 2583 sur l’ilot 291 sis à Anyama quartier Scierie-Pk 18. Prétendant l’avoir racheté des mains de M. Diarrassouba Aboubacar cf. la lettre d’attribution n°14325 /SPAN/DOM du 19 aout 2013 signée par Gnabro née Lobli Zihon Nicole ex-sous-préfet d’Anyama, ils se sont mis à élever un mur sur ledit lot. »

« Son frère ainé, lui, a été pris au niveau du sexe par la femme »

Adama Sylla a dévoilé le « montage ». « Le jeune homme au torse nu sur la séquence filmée est le maçon que le couple a engagé. Les prétendus loubards sont les deux jeunes gens aux prises avec dame Namizata en arrière-plan. En raison de leur silhouette frêle vous convenez que s’il avait été question d’une vraie bagarre, le maçon de corpulence plus imposante les aurait neutralisés tous les deux à la fois. Et même, si vous observez attentivement la vidéo, vous remarquerez que c’est dame Namizata elle-même qui tenait au collet le plus jeune de mes deux neveux. L’ainé est juste allé s’interposer entre eux pour éviter les débordements. Elle a poussé le plus jeune sur le mur fraichement monté qui s’est effondré et elle a utilisé des morceaux de briques pour le lapider. En voulant se protéger il a été blessé aux bras. Son frère ainé lui a été pris au niveau du sexe par la femme. Elle a déchiré leurs habits alors qu’eux, ils évitaient de lui porter main. Les témoignages et d’autres preuves existent donc pour clarifier cette affaire d’agression par des loubards que j’aurais commanditée. Mais je précise que ces deux jeunes gens sont mes neveux et que je les ai envoyés pour rencontrer celui qui était en train de construire sur mes terrains. De sorte que nous puissions convenir d’un rendez-vous dans les locaux du ministère de la constriction et de l’urbanisme pour clarifier la situation. »

L’honorable Adama Sylla a ensuite dénoncé un cas « flagrant de faux et usage de faux qui dévoile, devant la nation entière, les agissements frauduleux d’un cartel de faussaires qui sévit à Anyama. Aux préjudices de pauvres et honnêtes citoyens, ces individus de mauvaise foi se livrent à des falsifications de documents fonciers puis vendent des terrains qui ne leur ont jamais appartenus. Ils ont des complices dans les administrations pour établir les documents afférents aux lots. Ces documents sont antidatés à l’année 2013, en complicité avec certaines autorités locales, pour contourner la loi de 2014 mettant un terme à la délivrance des lettres d’attributions par la sous-préfecture. Ils pressent par la suite leurs clients de mettre rapidement en valeur lesdits terrains. Le temps que la victime s’aperçoive de la supercherie, un édifice est déjà bâti sur son lot. Mais n’ayant pas suffisamment de moyens pour se défendre, elle est finalement prise à l’usure ou se voit contrainte de céder à la pression. »

Le député a ensuite précisé que cette affaire sert de témoignage. « L’affaire qui m’oppose à présent à ce couple ne pouvait pas mieux tomber pour servir de témoignage et justement la goutte d’eau de trop. Les textes en vigueur en matière de propriété foncière disposent que l’on ne peut exproprier un propriétaire terrien. Or les lot n° 2582, 2583, 2584, 2585, 2586 et 2587 sur l’ilot 291 appartenaient tous initialement à M. Kouadio Gnakry Albert, ex- comptable à Christiankoi et propriétaire terrien, conformément la lettre d’attribution n° 2055 du 1er décembre 1999 signée par M. Grah Kouassi Pascal alors sous-préfet d’Anyama. Ce dernier qui est un ami d’enfance, quoique n’ayant jamais cédé à quelqu’un l’un de ses lots, a été surpris de voir s’y installer des individus. Ils prétendaient avoir acquis ces lots régulièrement. »

« Saisi de cette affaire par mon ami, les démarches que j’ai entreprises pour y comprendre quelque chose ont révélé que c’était des faussaires qui en tiraient les ficelles. Avec l’aide des autorités compétentes la vérité a été rétablie et le propriétaire Kouadio Gnakry Albert est rentré dans ses droits. C’est par la suite que lui-même prétextant avoir besoin d’argent m’a proposé d’acheter quelques-uns de ces lots. Notamment les n°2582, 2583, 2584, 2585 et 2586 que j’ai acquis à hauteur de 20.000.000f cfa (voir fac similé du chèque ci-joint). La transaction s’est passée régulièrement et en présence de notaire. Par la suite j’ai fait la clôture des 4 lots en attendant d’y réaliser un projet de mosquée que je veux offrir à la communauté musulmane du quartier. J’y mets les pieds rarement. »

« Dame Namizata Sylla et son mari les ont pris à partie »

« C’est donc à ma grande surprise que j’ai appris récemment la présence d’individus sur la propriété qui y seraient en train de construire. J’ai dépêché alors mes neveux le 11 juillet 2018 sur les lieux pour en savoir davantage. Malheureusement, dame Namizata Sylla et son mari les ont pris à partie. Il y a eu des échanges verbaux entre eux et la femme a voulu obliger le cadet des frères à quitter les lieux. Elle l’a pris au collet et l’a coincé au mur. Ce mur étant fraichement levé s’est affaissé. Elle a même déchiré blessé ce dernier au bras (voir certificat médical) et déchiré sa chemise. Lorsque l’ainé des frères est allé les séparer, elle l’a pris par l’appareil génital. Et pendant ce temps son mari les filmait. La scène m’a été rapportée et le lendemain 12 juillet 2018, je me suis rendu sur les lieux dans l’après-midi. A peine sommes-nous arrivés à une centaine de mètres du site que nous avons rencontré le couple qui en revenait. Alors que je m’attendais à ce que nous discutions de manière responsable pour clarifier la situation, j’ai essuyé une violence verbale à nulle pareille ponctuée de menaces de la part de Sylla Lanciné et dame Namizata Sylla. Et comme si cela ne suffisait pas, ils nous ont pris en photo en promettant de me salir. J’ai aussitôt saisi le bureau du ministère de la construction des faits. L’on vous y confirmera que c’est celui qui m’a vendu les lots qui en est l’unique propriétaire. Et ce dernier m’a cédé officiellement ses droits aujourd’hui, à partir de notre transaction. »

L’affaire devant les tribunaux

« Par ailleurs, en tant que bon père de famille, j’ai pris sur moi de soigner mes neveux tout en écartant le recours à la justice pour punir la violence gratuite dont ils ont été victimes. Mais je viens malheureusement de constater que non seulement mes interlocuteurs sont en train de me diffamer dans la presse et sur les réseaux sociaux comme ils me l’avaient promis, mais également ils ont porté plainte contre mes neveux. »

Adama Sylla compte donner une suite judiciaire à cette affaire.

Esther Lignon

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