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Côte d’Ivoire/Crise: la Cour de justice de la République (CJR) abandonne l’enquête sur les trois ex-ministres Français impliqués dans l’affaire du bombardement de Bouaké en 2004

Jeudi 23 Mai 2019-Rebondissement dans l’affaire du bombardement au lycée Descartes de Bouaké où est basé un détachement de la Force Licorne à Bouaké en 2004 et avait couté la vie à neuf soldats français.

Selon Europe 1 ce jeudi, la Cour de justice de la République (CJR) a décidé de ne pas enquêter sur les trois ex-ministres, mis en cause après la fuite de plusieurs suspects du bombardement.

Il s’agit de, Michèle Alliot-Marie, alors ministre de la Défense, Dominique de Villepin, à l’Intérieur, et Michel Barnier, au Quai d’Orsay.

Selon les informations recueillies par Europe 1, les dix magistrats qui composent cette commission ont rendu leur avis. D’après eux, les trois ex-ministres ne peuvent pas être soupçonnés d’avoir joué un rôle actif. Il n’y a donc pas de raison de saisir la commission d’instruction de la CJR.

Pour rappel, face au refus des rebelles de désarmer suite à plusieurs accords de paix, Laurent Gbagbo avait lancé l’opération « Dignité dans leur fief à Bouaké afin de libérer le pays.

Une opération interrompue par la France après que deux Soukhoi SU-25 aient largué des roquettes sur le lycée Descartes de Bouaké où était basé un détachement de la Force Licorne, et faisant près d’une dizaine de morts.

Tous les aéronefs ivoiriens basés à Yamoussoukro ont été détruits sur ordre du président français d’alors, Jacques Chirac.

En guise de protestation les partisans de Laurent Gbagbo avaient assiégé l’Hôtel Ivoire de Cocody, où des militaires français apeurés ont fait feu sur eux tuant une soixantaine de manifestants.

Aucune enquête officielle n’a été ouverte jusqu’à ce jour concernant les tueries françaises de l’Hôtel Ivoire le 6 novembre 2004.

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