10192017Headline:

Côte d’Ivoire: Départ des ex-combattants -Les cités “U” Abobo irrécupérables

 cite U abobo
A quelques jours du départ des ex-combattants, ce qui reste des cités universitaires d’Abobo
Alors qu’on annonce le départ des ex-combattants sur tous les sites occupés, une petite visite dans les cités universitaires d’Abobo a permis de constater un fait. Les cités universitairesAbobo  1 & 2 sont quasi irrécupérables.

Cinq années après la crise post-electorale qui a enflammé particulièrement les cités étudiantes, voici ce qui reste des citésAbo 1 etAbobo  2: Les habitations se sont transformées en des abris pour les jeunes voyous, drogués, alcooliques, couples illégitimes, prostituées et autres délinquants qui, en l’absence de contrôle imposent leur loi. En effet après la fermeture annoncée des cités étudiantes, plusieurs logis étaient restés inoccupés avant de servir de Q.G à tous les maux sociaux.

A la citéAbobo  2 en face de la cité policière de la commune et non loin de l’ex-escadron de gendarmerie les mûrs des bâtiments tiennent à peine sur un pied. L’odeur des conteneurs debordés d’ordures et l’eau des égouts qui coulent désormais comme une rivière en plein coeur de la cité sont le quotidien des ex-combattants qui se sont accaparés les lieux à la fin de la crise synonyme du départ des étudiants dans les cités.

Pourrait-on croire dans cette cité, des ex-combattants se sont reconvertis dans l’élevage et l’agriculture. Certains y élèvent désormais des chèvres, des moutons et même des bœufs qui pendant la journée ne manquent pas de profiter d’un bain chaud, à la fois couchés sur les routes dehors, au grand dam des automobilistes et des piétons.

Les cours des deux cités ont été transformées en toilette publique. Des déchets humains on en voit un peu partout dans les espaces, qui prouvent que les occupants des lieux et les animaux ont en commun cette sauvagerie.

Ce mercredi nul besoin de rentrer dans l’une de ces cités qui sombrent dans l’abîme pour comprendre la chienlit. Un couple qui se disputait depuis l’une des chambres, proférait de gros mots à haute voix qui contraignaient tous les badeaux en dehors à assister à ces dépassements moraux.

“”A vrai dire, c’est un vrai lieu de débauche à ciel ouvert! Les nouveaux occupants des habitations délabrées, sont très dangereux et complètement inconscients de leurs actes… ils sèment la terreur la nuit”” ” on ne sait pas qui est ex-combattants et qui est vagabonds dans. Ils occupent tous cette cité et la nuit ils nous pourrissent la vie par des agressions très tard dans la nuit” ont fait savoir deux témoins visiblement excédés, en face des citésAbobo  1 & 2.

De l’autre côté, des murs affaiblis par des craquelures ont cédé à la première pluie. Ces failles ont laissé une partie des deux cités à vent où on peut facilement voir des petits enfants s’amuser en slip auprès de parents âgés qui prouvent que des familles à la manière des ex-combattants se sont accaparés les lieux.

À l’intérieur, les mûrs délabrés des chambres, les eaux de ménages déversées dans les escaliers ont accéléré la ruine de deux cités, qui fait croire que tout est à reconstruire après le depart de ces forces. Ex-combattants et tout autres occupants mêlés.

Vivement que l’émergence atterrisse dans ces cités qui donnaient plus ou moins une belle vitrine à la commune d’Abobo.

Adriel, Abidjan

koaci

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