09202017Headline:

Côte-d’Ivoire /Des confidences sur la nouvelle Constitution de Ouattara /Tout est déjà bouclé

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Politique nationale: Des confidences sur la nouvelle Constitution

Tout est déjà bouclé

Alassane Ouattara et son gouvernement ont déjà arrêté une nouvelle mouture de la loi fondamentale

La révision de la Constitution, annoncée par Alassane Ouattara pour cette année 2016, suscite de plus en plus d’intérêt dans la cité.

Le sujet alimente les débats sans que l’on sache, à ce jour, où en est l’initiateur du projet, avec le nouveau texte qui sera bientôt soumis à référendum. Dans sa dernière parution de cette semaine, Jeune Afrique lève un coin du voile sur la mouture qui va passer devant les députés, puis être soumis au tribunal du peuple. Le confrère apprend, en effet, que le texte devant remplacer l’actuel a été déjà adopté par le gouvernement.

A l’en croire, l’information émane d’une source présidentielle. Ainsi, on n’est plus au stade de la cogitation sur les passages à biffer dans l’actuelle Constitution ou les articles à y insérer, conformément au vœu du chef de l’État de procéder au toilettage de la loi fondamentale. Au niveau de l’exécutif, le nouveau texte est prêt, puisque l’on apprend qu’il a été déjà validé par le gouvernement. Reste donc à le soumettre à l’appréciation des parlementaires. Ceux-ci, rapporte toujours le confrère, n’ont jusque-là aucune nouvelle de ce nouveau texte. Au cas où il n’atterrirait pas sur leur table les jours et semaines à venir, il ne pourra pas être examiné à l’Assemblée nationale avant la session extraordinaire, prévue pour le mois d’août. Tout compte fait, le référendum, prévu pour se tenir avant la fin de l’année, aura lieu à bonne date. Reste à espérer que les populations qui seront appelées à se prononcer sur cette nouvelle mouture de la Constitution, seront largement informées sur les tenants et les aboutissants de ce nouveau texte.

Rappelons que le président de la République a émis le vœu de procéder à des réformes constitutionnelles, notamment pour expurger de la loi fondamentale, des éléments jugés confligènes, notamment l’article 35, qui énonce les conditions d’éligibilité à la présidence de la République. Mais, depuis, des voix s’élèvent pour réagir à ce projet de révision de la Constitution. Les dernières réactions en date sont celles des professeurs de droit, Francis Wodié et Martin Bléou. Le premier estime qu’en passant de la révision constitutionnelle à l’adoption d’une nouvelle Constitution, on s’écarte du cadre juridique pour basculer dans la politique. Quant au second, il trouve qu’il n’est point nécessaire de toucher l’article 35, ledit article n’étant plus confligène.

Assane NIADA

linfodrome.com

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