07282017Headline:

Côte d’Ivoire: Des divergences au sommet de l’Etat /Les raisons

rdr pdci bedie,ala

Probable amnistie générale Sons discordants au sommet de l’Etat

Le régime d’Abidjan n’en finit plus d’étaler ses divergences sur la question d’une éventuelle amnistie générale.

Alassane Ouattara et ses sofas ne parlent plus le même langage. La réconciliation nationale, du moins, l’idée d’une amnistie générale émise par Joël N’guessan, porte-parole du Rassemblement des républicains (RDR) mardi 10 novembre dernier, constitue le point d’achoppement. Dans une contribution, l’ex-ministre avait préconisé une mesure générale d’amnistie nationale pour, dit-il, libérer les consciences…une fois les blessures et les plaies pansées.

Cette proposition sera battue en brèche, deux jours plus tard par le secrétaire général du parti présidentiel qui dit ne pas être informé de cette position. Pis, il la qualifie d’avis personnel d’un homme politique. Hélas, cette discorde n’est nullement isolée. Touré Mamadou, conseillé technique du chef de l’Etat en charge des questions de la jeunesse et des sports, entre dans la danse. « Les procédures judiciaires consécutives à la crise postélectorale suivent leurs cours…il n’aura pas d’impunité en Côte d’Ivoire. », a-t-il martelé à un confrère.

Si cette hypothèse d’une amnistie générale est saluée par le Front populaire ivoirien, tendance Affi N’guessan, il n’en demeure pas moins qu’elle suscite plusieurs interrogations. D’emblée, Alassane Ouattara était jusqu’alors totalement opposé à une quelconque amnistie. Le président réélu à 83,66% n’a pas hésité à déclarer devant les médias internationaux, au soir de sa réélection, qu’il ne faisait plus rien avec son prédécesseur Laurent Gbagbo, pourtant représentatif de 46% selon les résultats de la Commission électorale indépendante (CEI) des élections du 28 novembre 2010. Et pourtant, une frange de la population ivoirienne continue de se réclamer de l’ex-président.

A en croire ses derniers et plusieurs observateurs, la réconciliation nationale passe inexorablement par la libération de Laurent Gbagbo, de Charles Blé Goudé ainsi que des autres prisonniers politiques. Mais Ouattara ne voit pas cela sous cet angle. Pour lui, la réconciliation rime avec prospérité. Par ailleurs, l’apparition soudaine de la question d’une amnistie générale sur la scène politique nationale n’est pas sans intérêt. A la vérité, loin d’accorder une amnistie aux partisans du camp Gbagbo, le régime d’Abidjan est préoccupé par le sort de ses ex-commandants de zone, réclamés par la Cour pénale internationale.

C’est ce que croit savoir un proche de Liberté et démocratie pour la République (LIDER), parti de Mamadou Koulibaly. Certains voient d’ores et déjà les prémices de la guerre de succession entre le président de l’Assemblée nationale Guillaume Soro et le ministre de l’intérieur Hamed Bakayoko. Et l’affaire des écoutes téléphoniques accablant Guillaume Soro ne fait que conforter cette thèse. Les rivalités internes au sein du parti présidentiel émergent avant l’émergence annoncée pour l’horizon 2020.

Les uns refusant de s’accoquiner avec ceux qui trainent des casseroles. Sort des ex-chefs de guerre, affaire ‘‘écoute téléphonique’’ le second mandat du président ivoirien risque d’être hautement secoué.

S. CARMONE correspondant eventnewstv à Abidjan

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