05252019Headline:

Côte d’Ivoire: des forces armées françaises débarquent sur le sol ivoirien. Les détails

Anciennement connues sous l’appellation de 43e Bataillon d’infanterie de marine (43e Bima) avant l’opération Licorne en 2002, les Forces françaises en Côte d’Ivoire ont réorienté leurs missions. « Les Forces françaises en Côte d’Ivoire, c’est rien du tout de ce que vous avez connu avant », a confié à des journalistes, jeudi 18 avril 2019, le colonel Philippe du Chaxel, commandant des Forces françaises en Côte d’Ivoire (Ffci), lors d’échanges au camp de l’ex-Bima à Abidjan-Port Bouët.

Créées le 1er janvier 2015, les Forces françaises ont pour vocation, tout en s’appuyant sur les traités de défense entre la Côte d’Ivoire et la France, grâce à l’accueil et la possibilité qu’offrent les autorités ivoiriennes, de servir de réserve opératrice de forces rapidement projetables en cas de crise dans la sous-région. Elles planifient et participent pour le compte de l’Afrique de l’Ouest, à raison de 15 pays pour une population estimée à 340 millions d’habitants, aux opérations de sécurisation desdites zones. Il en est de même en Afrique centrale. Pour 10 pays et 140 millions d’habitants. Outre Abidjan, deux autres bases opérationnelles sont positionnées à Djibouti et aux Émirats arabes unis selon les traités de défense et sécurité. « Elles ne sont pas centrées sur la Côte d’Ivoire. Avec un effectif d’environ plus de 900 militaires, les Ffci constituent une réserve opératrice pour l’ensemble de l’Afrique de l’Ouest et centrale. Elles ont également pour mission, des opérations de secours, c’est-à-dire évacuer nos ressortissants et veiller sur nos intérêts », a défini le commandant de ces forces militaires.

Par ailleurs, les Ffci interviennent en tant que partenaires des forces armées nationales des pays des zones africaines de leur champ d’intervention qu’elles appuient et assistent militairement.

Le colonel Philippe du Chaxel s’est montré rassurant quant aux manœuvres cycliques de militaires français en Côte d’Ivoire. Il a encore à l’esprit, le tollé qu’avait suscité la mutation au sein de ses troupes en février 2019. A cela, il faut ajouter le déploiement de grands moyens pour les exercices militaires. « Nous avons une relève normale de nos troupes tous les 4 mois. Nous avons vu sur les réseaux sociaux que la France revenait recoloniser la Côte d’Ivoire. Il n’en est rien de tout cela. Nous avons eu des exercices qui ont vu arriver des avions, de gros bateaux dans le port d’Abidjan. Vu de l’extérieur, ce flux peut surprendre. Pourtant, il a des explications simples. Il n’y a pas de raison que nous soyons les gendarmes de l’Afrique », a mentionné l’officier.

Aussi, le colonel Philippe du Chaxel a-t-il indiqué que la quasi-totalité de leurs missions se mène conjointement avec les Forces armées de Côte d’Ivoire (Faci). Il a soutenu que beaucoup d’activités se tiennent sous le concept : « plus un pas sans Faci ». De ce fait, des exercices conjoints (voir encadré) entre forces françaises et forces ivoiriennes sont prévus à l’ouest.

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