12162017Headline:

Côte d’Ivoire: Des nouveaux déguerpissements annoncés qui font pleurer et font trembler les quartiers d’Abidjan

La série de déguerpissements des trottoirs à la Sideci secteurs Saguidiba, terminus 40 jusqu’au palais de justice dans la commune de Yopougon (Abidjan-nord), lancée le 30 août dernier, devrait se poursuivre, comme annoncé par le chef des opérations du ministère de la salubrité, de l’assainissement urbaine, Yao Yao Jules.

« Il s’agit de la voie Siporex Utb jusqu’au palais de justice et l’autre, c’est le feu tricolore Utb jusqu’au Chu », a-t-il indiqué.

Estimant avoir respecté les procédures de déguerpissement, il s’étonne que les occupants de ces sites attendent de voir les machines prendre d’assaut les lieux avant de s’exécuter.

« Depuis le vendredi 25 août 2017, les mises en demeure ont été distribuées. On a même laissé passer le délai avant de commencer l’opération (…) les populations attendent que les machines arrivent avant de commencer à ranger de leurs bagages », a déploré Yao Yao Jules.

Par ailleurs aucun commerçant déguerpi, dans le cadre de cette opération, ne sera remboursé a averti le ministère de tutelle.

Ces opérations qui drainent des drames sociaux sans pareils dans un contexte de débrouillardise et de complicité avec les autorités locales des décennies durant, sont censées aider à des plans d’urbanisation. Si ces derniers sont à cette heure invisibles depuis 2011, les déguerpissement bénéficient au constat aux promoteurs libanais ou ivoiriens fortunés issus bien souvent, directement ou via prête nom, du milieu politique.

Nombre des immeubles qui poussent sont suspectés d’être financés soit avec de l’argent public détourné soit par le blanchiment d’argent. Tant pis pour les populations qui, violemment priées de dégager et prises dans le piège de l’officieux qu’elles ont été contraintes, faute d’autres possibilité, d’accepter en soudoyant les agents, ne pourront s’y loger.

Contrairement à ce que les “occidentaux” pourraient penser, hormis parfois certains petits jetons donnés en guise de “prend ça et tait toi”, aucune alternative, solution ou service d’aide sociale ne sont proposés, vous dégagez et on casse tout un point un trait, telle est la réalité et la fatalité de la vie en Côte d’Ivoire.

Casimir Boh, Abidjan

koaci

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