09242018Headline:

Côte d’Ivoire: des partis politiques demandent une reforme de la CEI

 

Les élections locales annoncées pour se tenir cette année ont fait ressurgir le débat sur la composition de l’actuelle Commission Electorale Indépendante (CEI) dirigée par Youssouf Bakayoko.

Des partis politiques de l’opposition dont le FPI d’Affi N’Guessan, le COJEP de Blé Goudé et le RPP de Ouattara Gnonzié ont exigé ce jeudi, au cours d’une conférence de presse, au siège du dernier parti cité à Cocody, l’application de l’arrêt du 18 novembre 2016, de la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP).

Ledit arrêt ordonnait entre autre, à l’Etat de Côte d’Ivoire, de modifier la loi du 18 juin 2014 relative à la Cei pour la rendre conforme aux normes internationales et aux instruments qu’il a lui-même ratifié. Arrêt confirmé le 26 septembre 2017 par ladite cour, dans l’affaire « Actions pour la Protection des Droits de l’Homme (Apdh) contre la République de Côte d’Ivoire ».

Selon le porte-parole de cette franche de l’opposition ivoirienne, Hyacinthe Nogbou  (Cojep), cet arrêt donne une opportunité d’avoir une CEI consensuelle pour dit-il une véritable démocratisation du pays.

« Nous appelons tous les démocrates à regarder dans la même direction pour une vraie démocratie. Si le gouvernement refuse nous allons aviser », a-t-il prévenu.

Il a révélé que cette coalition composée de 16 partis politiques, a adressé un courrier au chef de l’Etat, Alassane Ouattara, le 6 février dernier dans lequel, elle lui a demandé la « réforme de la CEI  et la mise en application de l’arrêt des droits de l’homme et des peuples. »

Ouattara Gnonzié du RPP a tenu à faire des précisions sur la rencontre entre les partis politiques et le National Democratic Institut (NDI) en 2014 soit un an avant la présidentielle de 2015.

L’ex DG de la RTI a souligné qu’il n’y avait pas eu de consensus entre les deux parties mais qu’il s’agissait simplement d’une concertation.

« A cette rencontre, il n’y a pas eu de consensus mais une concertation », a-t-il précisé, avant d’inviter l’Etat à appliquer la décision de la cour Africaine. « Ce n’est pas parce qu’un état est fort qu’il ne se soumet pas aux décisions de justice », a martelé Gnonzié.

Quant àAhipeaud  Martial, il a relevé les conséquences juridiques de l’arrêt, si l’Etat ne l’applique pas.

« A partir du moment où l’Etat a fait une requête et a été débouté ce qu’il a reconnu la juridiction. Tout ce qui va être organisé par cette CEI  va être frappé d’illégalité. L’Etat pourrait être considéré comme un voyou », a fait observer l’ancien secrétaire général de la Fesci.

Le premier ministre Amadou Gon Coulibaly se prononçant mercredi sur la réforme de la CEI  exigée par l’opposition et la société civile indiquait que, cette institution a été mise en place de façon consensuelle avec les partis politiques.

Pour rappel, l’Etat ivoirien via ses avocats a fait appel de cette décision de la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP), mais a été débouté.

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