05242017Headline:

Côte d’Ivoire/ Disparus du Novotel, ce que disent des prévenus à propos de la mort de Yves Lambelin et les autres

Côte d’Ivoire: Disparus du Novotel, des prévenus accusent la Licorne et l’ONU d’avoir occasionné la mort de Yves Lambelin et les autres
L’interrogatoire des accusés dans l’affaire des disparus du  Novotel a débuté ce mercredi au Tribunal de Yopougon, comme constaté par Koaci.com sur place.

Deux accusés sur les dix ont fait leurs dépositions à la Cour présidée par le Juge Cissoko Mourlaye.

Il s’agit du colonel Okou Modi Léopold et du commissaire Osée Logué. Les deux officiers ont affirmé à la barre que les disparus du  Novotel ont trouvé la  mort au Palais présidentiel suite aux bombardements des Hélicoptères de de la  Licorne et de l’Onu qui ont survolé le jour des faits le Palais Présidentiel.
«Le 04 avril 2011, j’ai entendu des bruits inhabituels non loin de mon bureau de chef Pc des opérations de l’état-major sis au palais présidentiel. Je suis allé voir et j’ai vu deux blancs, un métisse et un noir au milieu de personnes que je ne connaissais pas. Je me suis mis en colère et je les ai retirés au milieu de ces personnes pour les mettre à l’arrière-cour de mon bureau sous la surveillance de deux hommes sans armes. Et je suis allé voir le commissaire Logué afin qu’il procède à leur identification, » a déclaré le premier accusé à la barre, le Colonel Okou Modi Léopold.
Selon lui, à son retour, des hélicoptères bombardaient le Palais.
«J’ai crié alerte bombardement et chacun s’est cherché. Cela a duré 15 minutes, » a précisé l’officier.
Il a soutenu que lorsque les bombardements ont cessé, il a retrouvé les quatre personnes mortes.
Face à cette situation, il est allé rendre compte au Général Dogbo Blé, qui lui a demandé de faire enlever les corps.
«J’ai fait appel au commissaire Logué puisqu’il est en contact avec les gens d’Ivosep pour faire cela. Il m’a dit que Ivosep et la croix rouge disent qu’ils ne peuvent pas venir à cause des frappes aériennes, » a indiqué l’accusé.
Les quatre personnes n’étaient selon lui les seules à trouver la  mort puisqu’il a découvert en plus, des corps sans vie de militaires à la suite de ces bombardements aériens.
Pour démontrer que le Général Dogbo Blé n’est pas impliqué dans cette affaire de rap, il a soutenu qu’il n’a reçu aucun ordre de ce dernier lui demandant d’aller chercher des gens au Novotel.
«Et je n’ai donné également aucun ordre à quelqu’un d’aller prendre des individus à cet hôtel. Nous avons même sécurisé d’autres blancs d’une ONG au palais présidentiel,» a-t-il martelé.
Le deuxième accusé et le dernier du jour a fait sa déposition a abondé presque dans le même sens que son prédécesseur.
«Lorsque le colonel Modi m’a demandé d’aller procéder à l’identification des quatre personnes, j’ai pris des feuilles et je me dirigeais vers eux, quand nous avons été surpris par les bombardements aériens. Donc, je me suis retourné dans mon bureau. Après le colonel m’a dit que les personnes sont mortes des suites des frappes aériennes. Il m’a demandé de l’aider à enlever les corps pour les envoyer à la première compagnie de la garde républicaine, » a expliqué, le commissaire Osée Logué.
Cependant, il a donné plus de détails dans ses explications.
Selon lui, arrivés sur les lieux, ils ont approché le sergent de semaine et des individus à bord d’un pick-up sont venus leur réclamer les corps des quatre personnes.
«Ils m’ont dit qu’ils venaient du palais. Sur la base de leurs propos, je leur ai remis les corps et ils sont partis,» a mentionné Logué.
Il a avoué à la barre que sa déposition devant le juge d’instruction a été modifiée pour des raisons qu’il ignore.
«Aujourd’hui, je retrouve des choses que je n’ai jamais dites dans ma déposition faite au juge d’instruction. Je tombe des nues à entendre que j’ai dit que le sergent Houphouët a frappé une des victimes,» a déploré le Commissaire.
Il reste convaincu que la  mort des quatre personnes est liée aux bombardements aériens.
«Je précise que ce sont les hélicoptères de la licorne et de l’Onu qui survolaient le palais. J’ai vu les quatre personnes vivantes avant le bombardement et après, je les ai vues mortes. On a même retrouvé des douilles des munitions des hélicoptères près des corps de ces quatre personnes. Ce sont des munitions explosives,» a déclaré le Colonel pendant son interrogatoire.
«La juge d’instruction m’a présenté la vidéo. Et j’ai pu voir que des chars français étaient positionnés devant l’hôtel Novotel. Mais, ils ont quitté les lieux quand des gens ont escaladé le mur pour accéder à l’hôtel » a conclu Modi.
Wassimagnon, Abidjan

Comments

comments

What Next?

Related Articles

Leave a Reply

Submit Comment