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Côte d’Ivoire-Émirats arabes unis: Les deux États veulent intensifier leurs échanges commerciaux

Les échanges commerciaux entre la Côte d’Ivoire et les Émirats arabes unis sont estimés à plus de 200 milliards de F Cfa. Un chiffre relativement important, mais qui est en dessous des attentes des deux pays, vu leurs potentialités économiques respectives. Selon les deux États, il faut aller encore loin.

Le ministre du Commerce et de l’Industrie, Souleymane Diarrassouba, a manifesté, hier, cette volonté de voir les deux États se mettre ensemble à travers les investissements et le financement des projets dans les secteurs du tourisme, du commerce, du numérique, etc.

Afin de booster les échanges au profit des deux partenaires. C’est ce qu’il faut retenir de l’audience accordée par Mohammad Lootah, président de la Chambre de commerce de Dubaï, au ministre ivoirien, au siège de son institution.

Cette rencontre a lieu en marge de la 13e Conférence ministérielle de l’Omc ouverte le 26 février, dans la capitale de la monarchie pétrolière du Golfe, Abu Dhabi. « Il était important pour moi de traduire notre volonté de soutenir cette initiative en rencontrant le président de la Chambre de commerce et lui témoigner le soutien du gouvernement par rapport au renforcement des relations commerciales entre la Côte d’Ivoire et les Émirats arabes unis », a justifié le chef de la délégation ivoirienne.

Il a ajouté que les Émirats arabes unis ont marqué leur volonté de s’intéresser à l’Afrique de l’Ouest en passant par la Côte d’Ivoire, car jusqu’ici, la plupart de leurs investissements sont dirigés vers l’Afrique de l’Est.

Selon Souleymane Diarrassouba, cette audience est le prolongement de la visite effectuée, l’année dernière, par une forte délégation d’hommes d’affaires de Dubaï en Côte d’Ivoire.

Cette rencontre s’est traduite par un business-forum organisé entre Ivoiriens et Émiratis et au cours duquel les opérateurs économiques de Dubaï ont manifesté leur volonté d’investir dans des secteurs clés de l’économie ivoirienne.

« Les hommes d’affaires de ce pays ont une grande expérience sur le plan de la logistique des entrepôts et du tourisme, une expertise avérée dans le domaine du digital. Ils ont marqué leur intérêt à collaborer dans ce secteur », a-t-il assuré.

Dans le cadre de la réalisation du Plan national de développement, le ministre a fait savoir que la Côte d’Ivoire recherche des investisseurs à travers des partenariats public-privé. Afin de placer le secteur privé au cœur du développement du pays par une contribution substantielle au Pib et par la création d’emplois pour les jeunes.

Autre point abordé au cours de cette audience, l’organisation d’un forum. Avant la fin de l’année, à Dubaï, entre les hommes d’affaires ivoiriens et leurs homologues émiratis, pour parler d’investissements.

Cette rencontre sera organisée avec l’appui de l’ambassade des Émirats arabes unis et en interaction avec les structures en charge de la promotion des investissements en Côte d’Ivoire et le Fonds souverain de Dubaï estimé à 300 milliards de dollars (plus de 181 930 milliards de FCfa) pour travailler sur les secteurs prioritaires et des projets.

« Il s’agit de travailler à diversifier tout cela. C’est ce qui justifie l’installation, depuis un an, d’une ambassade de Côte d’Ivoire, afin d’accroître les opportunités d’investissements », a-t-il insisté.

Quant au président de la Chambre de commerce Dubaï, Mohammad Lootah, il a souhaité le renforcement des liens bilatéraux entre les deux nations, à travers la consolidation de leur coopération économique et commerciale.

Au cours de cette audience, il a également évoqué la possibilité de créer des parcs industriels en Côte d’Ivoire et la construction de marchés de gros.

À l’en croire, son pays offre des opportunités économiques dans plusieurs domaines et secteurs d’activité que les hommes d’affaires ivoiriens peuvent saisir et exploiter.

La Côte d’Ivoire exporte vers les Émirats essentiellement du caoutchouc, du bois et du cacao et importe des produits alimentaires, pétroliers, électroménagers, pharmaceutiques, des matières plastiques, des machines et autres biens d’équipement.

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