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Côte d’Ivoire: Eric Kahé et Guillaume Soro, visions opposées sur le 19 septembre.

Ce 19 septembre 2018 commémore l’an 16 de l’éclatement de la crise militaro-politique en Côte d’Ivoire. L’ancien ministre Eric Kahé n’a pas manqué de rappeler à l’ordre Guillaume Soro qui s’est souvenu de cette date comme la naissance d’un nouvel espoir en Côte d’Ivoire.

Dans la nuit du 18 au 19 septembre 2002, la Côte d’Ivoire connaissait une tentative de coup d’Etat qui s’est par la suite muée en rébellion armée. Guillaume Soro, le chef de ces troupes rebelles, n’a cessé de magnifié cette date avec ses compagnons comme la renaissance d’un « nouvel espoir pour la Côte d’Ivoire ».

Ce n’est pourtant pas la même opinion que développe l’ancien ministre Eric Kahé, pour qui, cette date rappelle le début des tourments pour les Ivoiriens. La Côte d’Ivoire était divisée en deux, la partie gouvernementale et la partie rebelle dite Zone CNO (Centre – Nord – Ouest).

Ce conflit armé a fait plusieurs victimes humaines, ainsi que d’importants dégâts matériels. Ce conflit s’est achevé par une crise postélectorale qui a fait 3000 morts, selon le bilan officiel. L’ensemble du pays continue d’ailleurs de porter les stigmates de cette crise qui a profondément disloqué la Nation ivoirienne. Les fils et filles du pays sont en quête de la réconciliation nationale qui peine à se matérialiser.

Le président de l’Alliance Ivoirienne pour la République et la Démocratie (AIRD) a donc tenu à rappeler à l’ordre le Président de l’Assemblée nationale sur la nécessité des plaies héritées de cette rébellion plutôt que d’en faire un triomphe.

L’intégralité de la déclaration de l’ex-ministre Eric Kahé
On ne peut pas condamner la violence et célébrer le 19 septembre 2002 comme un espoir. On ne peut pas parler de Réconciliation et brandir comme un trophée, la cause du besoin de Réconciliation. On ne peut pas déclarer une chose et agir par son contraire. On ne peut pas, par une loi, vouloir interdire aux journalistes de faire référence à un fait et le célébrer.

Le sang d’un compatriote qui coule est une honte et non une gloire, ni pour la Nation, ni pour l’unité nationale. Les mutineries dans notre Armée ont leur source dans ce genre de propagande qui rappelle aux jeunes gens qu’ils sont des héros qui peuvent donc tout exiger. Imposons-nous une hygiène républicaine et intellectuelle.

Imposons-nous l’amour du prochain.

Imposons-nous le respect du deuil du prochain.

Aimons les ex-rebelles mais boutons hors de notre pays, l’esprit de la Rébellion.

Compassion à toutes les familles des victimes et union de prières pour les victimes.

 

afrique-sur7.fr

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