01262021Headline:

Côte d’Ivoire: Fernand Dedeh s’adresse à Barthelemy Zouzoua Inabo

J’ai suivi les dernières sorties de la méga star sur les chaînes de radio et de télévision en France. L’artiste est un observateur averti de la scène ivoirienne. Il a une opinion qui vaut d’être écoutée, entendue, analysée.

Alpha Blondy a le mérite de dire ce qu’il pense. Et de nourrir ainsi le débat. Que ça plaise ou que ça ne plaise pas, n’est pas le plus important. Personne ne fait jamais l’unanimité dans ce monde. L’essentiel est d’assumer sa posture, avec responsabilité.

Il faut bien lire et bien écouter Alpha Blondy: il donne l’impression d’osciller entre plusieurs eaux, de passer d’un régime à l’autre avec une facilité déconcertante. Mais l’homme est constant dans sa quête de la Paix. Il marche droit. Ses chansons expriment le fond de sa pensée. Alpha Blondy est de ces hommes qui ne sont jamais prophètes chez eux. On les brûle, on les ignore, on les toise. Et pourtant, ils ont la culture transversale, la fibre du rassemblement en eux. Ils ont le mérite de dire haut, ce que tout le monde pense bas.

Alpha Blondy montre la lune aux Ivoiriens. Beaucoup regardent son index.

La situation politique est délétère dans le pays. « même ceux qui ne se brossent pas parlent politique ». Chacun cherche dans le discours de l’autre, la faille pour l’attaquer. Quand les politiciens ont échoué, quand la société civile est politisée, quand les intellectuels se taisent, les artistes et les sportifs ont le devoir de mettre leurs images et leurs discours en avant pour secouer les consciences.
Alpha Blondy joue parfaitement son rôle d’éclaireur. Lampe à la main, il n’a que sa voix et son verbe pour interpeller chacun de nous. « Attention, nous empruntons le mauvais chemin. ». Chacun voudrait l’avoir dans son camp. Chacun voudrait entendre l’artiste pencher de son côté. C’est humain.

Gardons-nous cependant de brûler nos propres fétiches en public. L’émotion ne doit pas toujours nous faire perdre la raison.

Alpha Blondy a chanté: Politik magne. Il a chanté multipartisme n’est pas tribalisme. Il a dit ce qui a tué Macloclo peut tuer Maclacla » si la classe politique ne tire pas les leçons de la folie des années de braise en Côte d’Ivoire.
Maintenant, nous que disons-nous? Que faisons-nous?

Abidjantv

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