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Côte d’Ivoire/Gagnoa: Les parents de Gbagbo et Blé Goudé ont dirent leurs vérités a Nounoun Sangaré

Le représentant de la Cpi en Côte d’Ivoire, Nounoun Sangaré, a tenté de convaincre les chefs traditionnels de Gagnoa sur l’équité de la justice internationale

Les chefs traditionnels du département de Gagnoa ne sont pas passés par quatre chemins pour dire leurs vérités au représentant de la Cour pénale internationale (CPI), Sangaré Nouhoun, en Côte d’Ivoire. Ce dernier a eu le mercredi 25 avril 2018, à la préfecture de la ville, des échanges avec les populations.

Selon le président des chefs du département, Joseph Gadji, la CPI qui est un instrument de l’ONU (Organisation des Nations Unies) n’est pas équitable contrairement à ce qu’a voulu démontrer la délégation de M. Sangaré. « Moi, j’ai été fonctionnaire international au Haut-commissariat des Nations Unies pour les réfugiés. Je sais comment ça se passe dans les agences des Nations unies, dans les organisations internationales. (…). Ne dites pas que parce qu’il y a des Africains à la CPI, donc c’est équitable. C’est faux, ce n’est pas équitable », a dit le chef Joseph Gadji.

Pour le chef du canton Guébié, le reproche que les Ivoiriens et les populations de Gagnoa en particulier font à la CPI, c’est d’avoir choisi de se focaliser sur les événements de la crise post-électorale au lieu de commencer les enquêtes en 2002 quand la crise ivoirienne a débuté. S’inscrivant dans cette même ligne que son premier responsable, le chef du village communal de Garahio, Koudou Dénis n’a pas chaussé de gants pour dénoncer la partialité des juges de la CPI. Car selon lui, ce n’est pas être équitable quand des éminents juges de ce tribunal international ne jugent qu’une partie des protagonistes de la crise ivoirienne.

A côté des préoccupations des chefs traditionnels, d’autres leaders d’opinion ont évoqué d’autres questions telles le cas des victimes. Selon eux, c’est illogique que pour une même crise, la CPI ne prenne en compte que la situation de 727 victimes (le chiffre annoncé par la délégation) sur les 3000 annoncés officiellement.

Sur toutes ces questions, le représentant de la CPI en Côte- d’Ivoire, s’est voulu très rassurant. Sangaré Nouhoun qui s’est réjoui des échanges qu’il a eus avec les parents de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé dont les représentants étaient dans la salle. Il a demandé à ses interlocuteurs de faire confiance à l’institution qu’il représente. Cet expert du tribunal international et ses collaborateurs ont saisi cette occasion pour expliquer le fonctionnement de l’institution qui les emploie, tout en rassurant que les enquêtes qui sont en cours prendront en compte la crise ivoirienne dans sa globalité sans exclusion. Pour ces experts de la CPI, ce sont les crimes contre l’humanité, les crimes de guerre, les génocides et les crimes d’agression qui sont jugés par ce tribunal.

Claude KOUDOU (Correspondant, région du Gôh)

Légende: Le représentant de la CPI et les populations de Gagnoa se sont parlés.

 

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