10192017Headline:

Côte d’Ivoire: Gbagbo et ses ministres poursuivis pour braquage de la BCEAO, et Soro ?

Kone Katinan

Gbagbo est écroué à La Haye et son procès devant la Cour Pénale internationale a débuté depuis le 28 janvier dernier. Déjà confronté à la justice internationale qui l’accuse d’être le commanditaire des crimes de la crise postélectorale de 2011, l’ancien président ivoirien devra également avoir les yeux rivés vers Abidjan où certains de ses ministres et lui seront jugés pour le braquage de la BCEAO le 21 mars prochain, a-t-on appris de l’APA.

Gbagbo et ses ministres devant le tribunal de première instance d’Abidjan.

Gbagbo et trois de ses ministres seront appelés à la barre le 21 mars pour répondre des graves accusations qui pèsent sur eux. En ce qui concerne les chefs d’accusation, il s’agit entre autres « vol en réunion par effraction portant sur des caves à la BCEAO et des numéraires ; complicité de vol en réunion par effraction ; destruction d’une installation appartenant à autrui ; détournement de deniers publics ». Ils sont accusés de braquage de l’agence nationale de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) en Côte d’Ivoire au plus fort de la crise postélectorale fin janvier 2011 et qui porte sur la somme de 50 milliards de francs CFA. C’est le tribunal de première instance d’Abidjan qui est compétent pour connaitre de cette affaire.

Outre Laurent Gbagbo, on peut citer son dernier Premier ministre, Joseph Aké N’gbo, Désiré Dallo (Économie et finances) et Justin Katinan Koné (Budget). Au regard de la situation présente et du choix des accusés, on pourrait s’interroger sur cette décision du parquet de poursuivre uniquement des membres de l’ancien régime en ce qui concerne les holdups à la banque centrale. On se souvient qu’au plus fort de la rébellion de 2002, de nombreux braquages commandités par les Com’zones (chefs militaires rebelles) avaient eu lieu dans les agences de la BCEAO de Bouaké (centre), Man (ouest) et de Korhogo (nord) qui étaient des zones sous contrôle des forces rebelles commandées par Guillaume Soro. L’opinion publique s’étonne de l’absence de ces faits dans le dossier monté par le ministère public ivoirien.

Richard Le Guerinec
Connection Ivoirienne

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