08182017Headline:

Côte d’ivoire /Grève dans l’armée, fonction publique paralysée: A quoi doit-on s’attendre à présent ?

La pilule avait été particulièrement dure à avaler pour le président Ouattara. Mais entre des soldats révoltés, des fonctionnaires en grève revendiquant des meilleures conditions de vie ou encore des élèves et étudiants refusant le chemin de l’école, le résultat du référendum ivoirien qui a accouché la IIIè république nous laisse aujourd’hui avec une question essentielle pour l’avenir ; à quoi doit-on s’attendre de cette renaissance?

Dès le début de son deuxième quinquennat, Alassane Ouattara avait décidé d’une nouvelle constitution afin de déboucher sur une nouvelle république, la troisième d’ailleurs en donnant ses objectifs claires pour cette nouvelle république. Le président ivoirien disait vouloir une nation forte et réconciliée avec elle-même, avec les autres et avec le monde. Alors que les parties opposées au régime posaient un blocus pour freiner le projet, le peuple ivoirien exprime sa volonté à travers un référendum ce 28 octobre 2016 et le « OUI » l’emporte largement  sur le « non ». La troisième république voit ainsi le jour.

Deux mois après l’élaboration de ce projet, la côte d’ivoire est plongée dans une grave crise militaro-militaire qui secoue le pays en ce moment et qui prend de plus en plus des proportions très dégradables. Si le président Alassane Ouattara s’est dit favorable à la négociation en acceptant la requête de certains soldats révoltés le week-end dernier à Bouaké, cela passe d’un goût amer chez certains qui revendiquent à leur tour. Au fur et à mesure des tensions se créent et ménacent la quiétude des populations. Au regard de ces turbulences orchestrés au quotidien par nos soldats, il revient d’observer que les résultats de la négociation n’ont guerre rapproché d’une solution mais bien au contraire ont accentué la crise.

A cela s’ajoute la grève des fonctionnaires et agents de l’état de côte d’ivoire dont des solutions sont loin d’être envisageables en ce moment puisque depuis l’annonce de la grève, la semaine derniere à la même période que la mutinerie qui a plus ou moins trouvé un préalable, le gouvernement ivoirien fait la sourde oreille aux révendications de ces fonctionnaires. C’est dans cette gabégie que cette fameuse préoccupation s’impose aux ivoiriens dans l’ensemble : A quoi doit-on s’attendre à présent ?

imatin

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