12052016Headline:

Côte d’Ivoire: Grève des gbakas à Yopougon/Les raisons de l’observation de la grève

gbaka

Les minicars appelés communément Gbakas  sont en grève  depuis ce Lundi, premier jour ouvré comme constaté sur place par KOACI

En cause, les taxes imposées par les syndicats de transporteurs jugées abusives.
Au grand rond-point de Siporex c’est le silence total. Les populations qui se rendaient au travail ont été confrontées à cette nouvelle d’arrêt de travail des transporteurs « Gbakaman ».
« Au niveau du palais et du terminus 40 l’affluence sur les Wôrô-Wôrô pour rejoindre le quartier lavage fait grimper les tarifs » rapporte un usager des transports en commun à Koaci.com. « Cette grève  a surpris tout le monde » soupire une autre source au quartier Niangon.
Par ailleurs, les conducteurs qui se sont obstinés à transporter des passagers ce Lundi matin ont été menacés et les clients vidés du véhicule confirment plusieurs témoins.
Yopougon est la plus grande commune de Côte d’Ivoire et cette grève  subite des transporteurs pénalise plusieurs secteurs d’activités.
Saxum, Abidjan

Yopougon : Pourquoi les Gbakas observent la grève

Ils sont rentrés dans une grève illimitée depuis ce lundi 21 novembre 2016. Et les chauffeurs de Gbakas n’entendent pas reprendre du service tant que leur revendication ne sera pas satisfaite.

Comme s’ils s’étaient passés le mot. Après les taxis communaux de Cocody, ce sont les transports en commun (Gbaka) de Yopougon qui sont entrés en grève ce lundi 21 novembre 2016. Tout comme pour les premiers, il s’agit pour les acteurs du transport de cette commune de protester ainsi contre les activités des syndicalistes appelés Gnambros. « Ils ne font rien et c’est eux qui mangent pendant que nous on travaille parce qu’ils ont la force. Aujourd’hui nous aussi on est fatigué. On ne travaillera pas et on verra où ils vont trouver leur argent », s’est emporté Bamba, chauffeur de Gbaka qui a décidé de suivre le mot d’ordre de grève.

Son point de vue est partagé par un autre acteur du secteur qui a requis l’anonymat. Selon ce dernier, la grève ne prendra pas fin tant qu’une issue favorable n’aura pas été trouvé à la question de la collaboration entre syndicalistes chauffeurs de transport en commun. « Que le gouvernement revoie les choses parce que cela ne peut pas continuer comme ça. Le mieux même c’est de mettre fin à cette affaire de syndicats », a t-il recommandé.

Pour Konaté, chauffeur de taxi à Koumassi, l’idée est plutôt bien trouvée. « J’espère que les chauffeurs de toutes les communes vont suivre l’exemple. Tant que nous ne nous levons pas ce problème ne sera jamais réglé. Nous allons continuer de travailler pendant que les autres vont en profiter », a t-il indiqué.

Alassane SANOU

linfodrome

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