01192017Headline:

Côte d’ivoire /Hamed Bakayoko fait des révélations sur la levée des barrages sauvages

hamed

Le Comité de lutte contre le racket de la commune de Cocody a été installé, officiellement, le vendredi 29 avril 2016, par le ministre d’État, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Hamed Bakayoko.

A la salle des mariages de la Mairie de Cocody d’où les 30 membres de cette cellule ont été envoyés en mission pour éradiquer la corruption et le racket dans cette cité, où réside le président de la République, le ministre Hamed bakayoko n’y est pas allé de main morte. Regardant droit dans les yeux des responsables de la Police et de la Gendarmerie, il a dit haut ce que les gens pensent tout bas. Sans employer la formule diplomatique, il a donné la raison pour laquelle, à sa prise de fonction en 2011, il a fait démanteler tous les barrages sauvages érigés sur l’ensemble du territoire national. « Quand j’ai pris fonction, je me suis donné un défi. Celui de démanteler tous les barrages sauvages. Beaucoup on dit, tu perds ton temps. Les barrages, cela fait des années qu’ils existent. Si tu insistes, les policiers vont faire grève et demander ton départ. Mais j’ai insisté. On m’a alors dit que la sécurité est importante. J’ai alors demandé de me faire le bilan de ce que les policiers ont saisi lors des contrôles au niveau de ces barrages.On ne m’a jamais dit qu’on a trouvé un pistolet. Les bandits vous voient. Ils vous contournent et savent comment se comporter à ces barrages. Ils viennent directement avec des billets de banque et passent sans difficulté et sans être contrôlés. Aujourd’hui des gens m’interpellent pour me dire qu’ils viennent de la zone 4, de l’aéroport, du glacier sans être confrontés à un souci lié au racket », a révélé le ministre dans un tonnerre d’applaudissements. Pour Hamed Bakayoko, c’est en ayant des postures d’observation et de défense que la Côte d’Ivoire sera à l’abri de la corruption et du racket. C’est pour cette raison qu’il a invité les membres du comité à utiliser efficacement cet outil pour impacter l’évolution sociale de la commune. Cela suppose pour le ministre de l’Intérieur et de la sécurité qu’une lutte farouche doit être désormais engagée contre le racket. « Dans mes attributions, c’est la priorité de mon ministère. Je me suis donné comme mission, de faire en sorte que nous ayons un seuil de tolérance zéro sur les questions de racket. Parce que le racket c’est l’une des formes les plus contraignantes et les plus violentes. En plus de traumatiser nos populations, il les angoisse. Si nous ne pouvons pas offrir plus à ces populations, au moins ne leur retirons pas leur liberté. La liberté est fondamentale et le racket ne doit pas entraver leur liberté d’aller et de venir », a expliqué le ministre, après avoir exhorté quelques minutes plus tôt, les membres du comité à faire en sorte que les gens ne rentrent plus du travail la peur au ventre, en se disant qu’ils seront confrontés à des tracasseries et au racket sur le chemin du retour. A ce propos, Djablé, l’ancien ministre de la sécurité, a laissé entendre que des balises ont été mises en place pour éviter les abus. Selon l’ancien patron des policiers ivoiriens, pour toute mission sur le terrain, les éléments doivent être munis d’un bulletin de service. Sans ce document, a-t-il insisté, aucune personne ne doit se soumettre à un contrôle. Mieux, elle doit saisir le poste de police le plus proche. Une information que le président du comité de lutte contre le racket de Cocody, N’gouan Aka Mathias, entend mettre en application afin d’honorer la confiance placée en eux. Et ce, afin d’animer au mieux ce comité dont l’objectif est de veiller à ce que la corruption et le racket baissent de façon drastique en Côte d’Ivoire. Car, comme l’a expliqué le point focal national de ce comité, Lazare Dago, le racket fait perdre à l’État de Côte d’Ivoire 400 milliards de F Cfa, par an.

Elysée YAO

 linfodrome.com

 

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