12042022Headline:

Côte d’Ivoire : « Il n’y a jamais eu de braquage à la BCEAO … cette affaire est imaginaire » (Katinan Koné)

Laurent Gbagbo a été condamné en Côte d’Ivoire à 20 ans de prison pour le braquage présumé de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (BCEAO) à Abidjan, pendant la crise post-électorale de 2011. Un des acteurs majeurs pendant la crise revient sur la situation.

Dans un communiqué dont nous avons reçu copie, dimanche, le porte-parole de Laurent Gbagbo, Justin Katinan Koné, est revenu sur l’affaire dite de « braquage » de la BCEAO pendant la crise de 2011. Selon lui, aucun braquage n’a jamais eu lieu. « Il n’y a jamais eu de braquage à la BCEAO de décembre 2010 au 11 avril 2011. La (banque) elle-même le confirme dans tous les audits qu’elle a diligentés (…) c’est se couvrir de ridicule (de) dire qu’un Président de la République (l’) aurait fait », a déclaré Katinan.
Cette déclaration intervient alors que le porte-parole du gouvernement, Sidi Touré, sur France 24 mercredi, accusait Gbagbo d’avoir, après le braquage, « emporté de fortes sommes d’argent, dont une partie transférée au Ghana, a servi à déstabiliser la Côte d’Ivoire ». Mais Katinan Koné a rappelle que « les salaires des fonctionnaires des mois de décembre (2010), janvier, février et mars (2011) avaient été versés sans aucun concours direct » de la banque centrale, et sans que Laurent GBAGBO, alors président, « n’ait besoin de (la) braquer et, à fortiori, d’en utiliser les fonds pour mener des actions déstabilisatrices contre la Côte d’Ivoire à partir du Ghana ».

Le porte-parole de Gbagbo a insisté qu’il n’y a jamais eu braquage de la BCEAO et souligne le fait que l’institution financière présumée victime « n’a jamais porté plainte et ne s’est même pas constituée partie civile dans cette affaire imaginaire, parce qu’il n’y a jamais eu de sortie frauduleuse de sacs d’argent remis à Laurent Gbagbo ». Notons que c’est cette condamnation qui a été mise en avant pour, d’une part, empêcher Gbagbo de rentrer en Côte d’Ivoire et, d’autre part, le radier de la liste électorale.

Sapel MONE

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