07202018Headline:

Côte d’Ivoire, Insécurité: Le président s’exprime à propos des événements actuels

 

«Il ne doit plus jamais y avoir de cas de Bouba en Côte d’Ivoire ! », a grondé le président Alassane Ouattara dans une déclaration lue, ce mercredi 7 mars 2018, sur la première chaîne de la télévision nationale (RTI 1). Devant la montée du fléau d’enlèvement ou d’assassinat d’enfants, le chef de l’Etat a fait une sévère mise en garde aux auteurs et commanditaires de ces crimes. «Tous les suspects seront traduits devant la justice » et « les coupables seront sévèrement punis », a-t-il prévenu. Le président Ouattara qui «condamne avec la plus grande fermeté ces crimes ignobles perpétrés sur des enfants sans défense», a indiqué que des enquêtes en cours ont déjà permis d’interpeller des personnes impliquées dans ces différents cas d’enlèvement ou d’assassinats d’enfants. Il a dit avoir donné des «instructions fermes » pour que les Forces de défense et de sécurité soient déployées en grand nombre sur toute l’étendue du territoire ivoirien en vue de protéger les populations. Aussi, a-t-il appelé les Ivoiriens à ne pas céder à la psychose. « Nous sommes déterminés à lutter contre ces pratiques inacceptables. Tous les moyens humains et matériels seront déployés pour faire la lumière sur ces événements ignobles afin d’éviter que cela ne se reproduise.»

Le chef de l’Exécutif a , par ailleurs, ouvert une lucarne sur les comportements inciviques et les attaques contre les symboles de l’État constatés dans certaines localités du pays notamment Guiglo, Soubré, Bloléquin et M’Bahiakro. Tout en exprimant sa peine et la solidarité de la nation à toutes les victimes et à leurs familles, il a informé que plusieurs personnes ont été arrêtées. « J’ai demandé au Garde des Sceaux de faire aboutir toutes les enquêtes dans les plus brefs délais et de traduire devant les tribunaux tous ceux qui sont impliqués dans les cas de destructions d’édifices publics ou de violence contre les représentants de l’Etat», a signifié le président de la République qui a assuré que « des sanctions exemplaires suivront».

Pour rappel, depuis le mois de janvier 2018, huit cas de disparition ou d’enlèvement ont été enregistrés, dont trois cas de décès de mineurs dus à des morts violentes par arme blanche ou par strangulation. Les cas de décès concernent : TRAORÉ ABOUBACAR SIDICK alias BOUBA, âgé de quatre ans, enlevé à Williamsville et retrouvé mort à Angré ; GLAHOU HERMONE CHANCELLINE, quatorze ans, élève en classe de cinquième au Lycée Moderne de M’Bahiakro ; LOPOUA LOPOUA BIENVENU alias DROGBA, six ans, élève en classe de CE1, et retrouvé à Bondiahi, Sous-Préfecture de Bédiala.

Quatre enfants enlevés ont été retrouvés, et un enfant enlevé à Bouna n’a toujours pas été retrouvé. A ce jour, aucun lien n’est établi entre ces différents cas d’enlèvements ou d’assassinat.

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