03272017Headline:

Côte d’Ivoire: KKB, Le RDR n’acceptera jamais l’alternance en 2020

kkb

Le député Bertin Kouadio Konan dit « KKB » du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI, mouvance présidentielle), candidat malheureux à la dernière élection présidentielle d’octobre 2015, a jugé vendredi “impossible’’ l’alternance politique prévue en 2020 entre son parti et le Rassemblement des républicains (RDR) de l’actuel chef de l’Etat Alassane Ouattara.

“…L’alternance 2020 est impossible (…) car les cadres du RDR n’accepteront jamais de bon gré que le PDCI-RDA se substitue à leur parti dans le rôle gouverneur de la Cote d’Ivoire’’, a déclaré sur sa page facebook, KKB, qui s’était retranché dans un mutisme depuis la fin de la présidentielle.

Dans ce qui apparait comme un retour sur la scène médiatique, l’ancien responsable de la jeunesse du PDCI, arrivé 3e au cours de l’élection présidentielle avec 3, 88 % des suffrages, se montre critique à l’égard de son parti qu’il accuse d’être « sans esprit de combat » et de « dépendre des humeurs » du RDR, son grand allié au sein de la coalition gouvernementale.

Le parti au pouvoir contre lequel KKB ne manque aucune occasion de lancer des pique en prend également pour son grade.

Le RDR « n’est pas un parti fédérateur », a-t-il affirmé à propos du parti présidentiel qu’il a pourtant soutenu au 2e tour de l’élection présidentielle de 2010 face à l’ancien chef de l’Etat Laurent Gbagbo.

En septembre 2014, M. Bédié, avait lancé « l’appel de Daoukro », par lequel il a appelé à soutenir la candidature puis la victoire de M. Ouattara à l’élection présidentielle d’octobre 2015.

En contrepartie, M. Bédié avait souhaité une alternance en 2020 entre sa formation et le parti présidentiel pour la gestion du pouvoir. Ce qui signifie que le PDCI devrait logiquement prendre le pouvoir après le dernier mandat de M. Ouattara en 2020.

Opposés à cet appel de leur président, KKB et d’autres cadres du PDCI s’étaient portés candidats à l’élection présidentielle.

Mais depuis la réélection de M. Ouattara, le RDR et le PDCI ne parlent plus visiblement le même langage.

Les interventions publiques de quelques responsables des deux partis laissent clairement apparaître des mésententes à ce sujet.

Début mars, à l’issue d’une réunion du directoire de la coalition au pouvoir au siège du PDCI, le numéro deux du RDR, Amadou Soumahoro avait lui-même affirmé que son parti n’avait pas « fait de promesse » à son allié et n’avait « aucune dette vis-à-vis » de la formation politique de M. Bédié.

Serge Alain KOFFI

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