12042020Headline:

Côte d’Ivoire : KKB, vers la légitimité de la candidature d’Alassane OUATTARA

Alors que le processus électoral en vue de l’élection présidentielle est rentré dans sa phase décisive, les tensions politiques s’accentuent. Sur les 4 candidatures retenues, deux des principaux opposants ont lancé un mot d’ordre de boycott actif. Alassane Ouattara se retrouve pour l’heure face au seul Kouadio Konan Bertin.

Ces dernières décennies, la Cote d’ivoire fait face à de nombreuses liées aux élections. Après l’épisode de 2010, les Ivoiriens espéraient tourner définitivement la page des violences électorale. Cependant, l’opposition dénonce les conditions d’organisation et appelle au boycott actif.

En se fondant sur la décision de la cour africaine des droits de l’homme et des peuples du 15 juillet 2020, l’opposition ivoirienne réclame une commission électorale « véritablement indépendante ». De plus, elle invite le président de la république à reporter les élections afin d’ouvrir un dialogue politique tout en l’invitant à se retirer sa candidature qu’elle juge « anticonstitutionnel ».

Cependant, toute ces revendications sont restées sans suite et, la coalition conduite par le Parti démocratique de Côte d’Ivoire de l’ex-président Henri Konan Bédié a appelé au boycott actif. En clair, il s’agit selon elle d’empêcher par « tous les moyens légaux », le bon déroulement du scrutin électoral.

KKB détient la clé de la légitimité de Ouattara ?

Sur les 44 prétendants à la présidence, seuls 4 ont vu leurs dossiers validés par le conseil constitutionnel. Même si aujourd’hui, Henri Konan Bédié et Affi N’guessan n’ont pas encore annoncé le retrait de leurs candidatures, tout porte à croire qu’ils ne seront pas de la partie le 31 octobre 2020 si leurs réclamations ne sont pas prises en compte.

Au final, il est fort probable que le président-candidat, Alassane Ouattara affronte le seul « petit » candidat Kouadio Konan Bertin, l’ancien député de Port-Bouët.

Dans ces conditions, en cas d’élection, Alassane Ouattara sera en roue libre surtout avec un candidat qui a récolté à peine 3% de l’électorat en 2015.

Ainsi, il n’est pas risqué de dire que le candidat KKB ou le Kirikou national comme il se fait appeler aura juste pour rôle d’accompagner le candidat Ouattara. En d’autres termes, lors de ce scrutin, Alassane sera plébiscité.

Toutefois, après son élection, le chef de l’Etat aura à gérer la contestation de son pouvoir que l’opposition jugera d’illégitime. Surtout que des figures de l’opposition dont Laurent Gbagbo et Guillaume Soro ont été exclues.

Comme un éternel recommencement, la situation actuelle ressemble bien étrangement à celle de 1995. Seulement, les personnalités ont changé de rôle. Qu’est-ce que cette situation produira à nouveau ? pour l’instant seul le temps donnera son verdict. Mais déjà, la classe politique gagnerait à donner une chance à la Cote d’Ivoire afin de lui éviter le pire.

Avec observateur du citoyen

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