07202017Headline:

Côte d’Ivoire: la communauté libanaise récolonise Marcory, Zone 4 et Bietry changent de visage.

La commune de Marcory connait une fièvre de la construction. A Bietry  et en Zone 4  le temps du standing des villas a laissé place à celui des immeubles, impossible de passer outre ce constat au regard de la trentaine dépassant les 6 étages en construction et de la vingtaine construite depuis 2011 habitée.

Une folie urbaine soudaine entreprise en dehors de tout plan d’urbanisation par et pour la diaspora libanaise qui, après avoir pris possession de Marcory  Résidentiel, s’attaque désormais à ces autres zones de Marcory comme mesuré sur le terrain par KOACI.COM.

Les promoteurs sont à l’affut du moindre espace disponible ou de maison à vendre pour les raser et y ériger des immeubles.

Un de ces derniers rencontré jeudi à Bietry  au pieds de son immeuble 8 étages en construction, nous aiguillera sur les raisons de cette folie immobilière. Une forte demande relative à l’expansion de la communauté libanaise.

Questionné sur les aspects écologiques ou d’harmonisation urbaine, il répondra franchement être étranger à ces préoccupations, celles qui l’importent, finir au plus vite son immeuble financé sans emprunt bancaire ordinaire, comme confié.

Sans en dire plus, alors qu’un grand nombre d’observateurs suspecte des blanchiments d’argent, il mentionnera que les constructeurs d’immeubles de la communauté libanaise n’ont recours aux banques traditionnelles pour financer leurs projets. Une réalité qui va dans le sens de l’expression ivoirienne du moment «Y’a que libanais actuellement qui a l’argent».

Autre réalité acquiescée après insistance de notre part, le prix des loyers revu à la baisse pour les membres de la communauté comme pour décourager les autres qui seraient tentés par les emplacements de cette partie sud d’Abidjan prisée depuis les crises du pays pour sa proximité avec le 43ème Bima et l’aéroport.

Interpellés à ce sujet les services de la mairie de Marcory  resteront muets sur phénomène constaté aussi bien sur les permis de construire accordés ou le respect d’un éventuel plan d’urbanisation.

Si aucun chiffre officiel n’est disponible à ce sujet, avec un fort taux d’immigration depuis 2011, la communauté libanais en Côte d’Ivoire avoisinerait les 150 000 âmes dont la grande majorité réside au sud d’Abidjan.

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