03302017Headline:

Côte d’Ivoire: l’après-Ouattara ça chauffe dejà

Ex gouvernement d'alassane

En Côte d’Ivoire, le président Ouattara, prépare un grand coup. Il consulte, écoute, discute, réfléchit, hésite… Le chef de l’État sait que sa réforme constitutionnelle sera cruciale pour l’avenir du pays. Les enjeux sont claires: en finir avec l’ivoirité et stabiliser les institutions. Par ailleur, le président ouattara prépare sa succession.
Selon nos confrères de Jeune Afriqua, Il y pense depuis des années et la prépare depuis des mois. Comme s’il fallait en passer par cette réforme constitutionnelle pour enfin tourner la page. Ses lieutenants répètent à l’envi qu’ Alassane Ouattara y voit « l’occasion de moderniser la loi fondamentale » et de la marquer de son sceau.
Mais tout se passe comme si lui, Allassane Ouattara, écarté à deux reprises de la course à la présidentielle pour « nationalité douteuse », sur la base de textes fabriqués sur mesure par ses adversaires (code électoral pour l’élection de 1995, Constitution pour celle de 2000), tenait enfin sa revanche. Alors le chef d’Etat ivoirien tâtonne. Il réfléchit, consulte et hésite, tant sur la méthode que sur le fond.
En début d’année, Ibrahim Cissé Bacongo, l’ancien ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative, a été nommé conseiller spécial chargé de la révision constitutionnelle. Depuis des mois, en coulisses, le chef de l’État consulte ses plus proches collaborateurs et ses alliés du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI). Un comité d’experts chargé de proposer un projet de nouvelle Constitution a été mis en place, en juin. Les partis d’opposition, les chefs religieux et les organisations de la société civile ont été sollicités.
Mais c’est bien dans l’antichambre de la présidence que tout se décide. Cette stratégie qui consiste à multiplier les angles de réflexion et les consultations, si elle permet de désamorcer les points d’achoppement sans dévoiler les véritables orientations de la réforme, commence à montrer ses limites.
Le Front populaire ivoirien (FPI) tendance Aboudramane Sangaré est contre le projet, presque par principe. Il réclame une Assemblée constituante « pour que le peuple, dans toutes ses composantes, s’exprime ». La tendance Pascal Affi N’Guessan, elle, demande au président de « reconsidérer le projet, de le repositionner dans le cadre d’une démarche démocratique et transparente ».
Quant au PDCI, si la ligne officielle consiste à soutenir un texte « qui reprend plusieurs idées déjà proposées par le parti, comme la création d’un Sénat ou celle d’un poste de vice-président », on se prépare aussi « à négocier ardemment les points cruciaux pour préserver [ses] intérêts », explique un député du parti.

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