04182019Headline:

Côte d’Ivoire/ Le Bilan de Soro à la tête de la rébellion: les revendications,les projets de la rébellion portaient sur quatre points essentiels. Les détails

LE BILAN DE GUILLAUME SORO À LA TÊTE DE LA RÉBELLION….

J’entends ici et là, certains adversaires de Guillaume Soro lui reprocher de ne pas avoir construit des ecoles ,des hôpitaux et autres structures sociales pendant ses huit ans de règne en ex zone CNO.

Et ces réactions apparaissent suite aux constats faits par ce dernier de l’état de délabrement social dans lequel vivent les populations du Nord ,précisément les populations de la région du Hambol avec lesquelles il vit depuis plus de deux semaines.

Dois je rappeler à ces personnes qui pensent attaquer Guillaume Soro sur son bilan de la rébellion les objectifs de son action politico-armé qu’il regrette fortement aujourd’hui et pour laquelle il ne cesse de demander pardon aux ivoiriens?

Pour leur mémoire, je voudrais leur rappeler que les revendications,les projets de la rébellion portaient sur quatre points essentiels.

1.L’organisation d’élections ouvertes à tous,transparentes, justes et crédibles.
2.La lutte contre l’ivoirité qui a exclu des milliers d’ivoiriens dans la gestion quotidienne du pays.
3.La réorganisation de l’armée ivoirienne qui était une armée ethnique,non formée et non républicaine.
4.L’ejection de Laurent Gbagbo du pouvoir.

Dans aucune des revendications, des projets des acteurs de la rébellion ,il est fait mention de la construction d’infrastructures sociales, des projets de développement et de l’amélioration des conditions de vie des ivoiriens, comme l’a promis le vainqueur aux élections présidentielles de 2010.

Et Guillaume Soro n’a pas été élu sur la base d’un programme de développement.

Il a été accepté par les populations du Nord sur la base de projets politiques qui les intéressait
.
La question qu’on pourrait se poser est la suivante.
Guillaume Soro a-t-il atteint ses objectifs, ses projets pendant ces huit ans de rébellion?

Je dirai oui.
En effet, il a réussi à organiser des élections où, pour la première fois,Alassane Ouattara a été candidat.
Ce fût donc des élections ouvertes.

Il a réussi à organiser des élections transparentes reconnues ainsi par la communauté internationale.

Il a réussi à affaiblir l’ivoirité en mettant fin au règne des ivoiritaires.
Ces ivoiritaires que Ouattara a fait revenir dans le jeu en leur octroyant de hauts postes et de hauts privilèges.

Les gens du Nord aujourd’hui circulent librement. Ils ne sont plus l’objet de harcèlement de la part des forces de l’ordre comme ça l’était hier.

L’armée ivoirienne n’est plus une armée où les soldats et officiers du Nord étaient marginalisés.
Malheureusement, elle n’a pu encore se réorganiser comme l’avait voulu Guillaume Soro depuis qu’il n’est plus à l’exécutif.

Laurent Gbagbo a perdu le pouvoir comme l’avaient voulu Guillaume Soro et ses hommes.

Alassane Ouattara est aujourd’hui au pouvoir comme l’avaient voulu Guillaume Soro et ses hommes.

Bref,les objectifs de Guillaume Soro et de ses hommes ont été atteints à travers la rébellion.

Celui qui devrait procéder à la reconstruction du pays après avoir obtenu le pouvoir grâce à Guillaume Soro et ses hommes, c’est bien le Président Ouattara qui,lors de sa campagne, avait promis des milliards à chaque région afin de leur permettre d’avoir des écoles,des hôpitaux, des routes,des ponts.

C’est Ouattara qui a promis aux ivoiriens l’amélioration de leurs conditions de vie et non Guillaume Soro.

C’est Ouattara qui a promis aux ivoiriens la croissance à deux chiffres et l’émergence en 2020 et non Guillaume Soro.
À un an de 2020,point d’émergence en vue.

Celui qu’on doit attaquer sur l’absence de ces infrastructures sociales et routières dans le Nord depuis qu’il est au pouvoir depuis près de dix ans,c’est bel et bien Ouattara qui a aujourd’hui la gestion entière du territoire ivoirien.

C’est bel et bien Ouattara pour qui le Nord s’est mobilisé en espérant obtenir les faveurs de l’un de ses fils au pouvoir.

Hélas. Mille fois hélas. En bientôt dix ans de gestion par les fils du Nord conduits par Ouattara, le Nord n’a pas évolué.

Il existe encore dans cette partie du pays des populations qui boivent l’eau des rivières faute d’eau potable.

Il existe encore dans cette partie du pays des écoles construites en bambou.

Il existe encore dans cette partie du pays des villages enclavés faute de voies d’accès praticables.

Il est bon de noter que pendant la rébellion, Guillaume Soro a réussi à faire vivre l’école et les hôpitaux.

Il a réussi à améliorer les voies praticables.

Il a réussi à faciliter les conditions de vie des populations sous son autorité bien que cela ne faisait pas partie de ses projets.

Si donc aujourd’hui, sous le règne du grand économiste, du milliardaire Ouattara, il existe encore des villages sans écoles et sans eaux potables ,ce n’est pas la faute à Guillaume Soro.

Il s’est battu pour mettre à la tête du pays un homme présenté comme un messi afin que ce dernier partage et fasse bénéficier aux ivoiriens sa riche expérience de gestionnaire, de banquier et son epais carnet d’adresses.

Mais que constatons nous aujourd’hui?
La cote d’Ivoire est surendettée.
Le chômage est élevé.
Le social est inexistant.
Les ivoiriens sont deux fois plus pauvres qu’avant.
Et l’État de droit n’existe pas.

Sur la base de ces résultats, on pourrait objectivement accuser Guillaume Soro de n’avoir pas su coacher le bon cheval.

C’est fort de cette erreur qu’il a décidé lui même de s’engager pour la bataille présidentielle en 2020 afin de réparer son erreur d’appréciation.

Et j’attends que celui qui n’a jamais commis d’erreur d’appréciation dans sa vie lui lance le premier la pierre.

EL HADJ MAMADOU TRAORÉ

radio pdci

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