12112016Headline:

Côte d’Ivoire : le Conseil régional de Gagnoa privé des fonds de fonctionnement / Les faits

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Côte d’Ivoire : le régime Ouattara prive le Conseil régional de Gagnoa des fonds de fonctionnement

Le régime de M. Alassane Dramane Ouattara sèvre depuis des mois le Conseil régional de la ville de Gagnoa, ville natale du Président Laurent Gbagbo, des fonds de fonctionnement auquel il a droit. Conséquence de cet acte incompris, 18 familles sont privées de salaires depuis deux mois.

Le Conseil régional de Gagnoa est privé depuis quatre (4) mois de ses fonds de fonctionnement. Cette situation a occasionné une autre non des moindres, à savoir la privation aussi de deux (2) mois de salaire pour 18 pères et mères de familles, agents au Conseil régional. La situation devenant intenable, ces agents ont entrepris une grève depuis le mercredi dernier pour crier leur misère.

Ce qui gêne l’opinion publique dans cette réalité, est que ceux dont il est ici question ne sont que les vigiles et les dames chargées de l’entretien des bâtiments du Conseil régional. Un citoyen qui a de passage été instruit de la galère que traversent ces pauvres travailleurs, s’est écrié: « Aah, Alassane aussi! « , allusion commune en Côte d’Ivoire, faite à l’endroit de quelqu’un qui, animé d’un certain sentiment de colère ou de haine pour un adversaire ou un ennemi, lui fait payer son tort même dans de petites choses et les moindres détails.

Est-ce à cause du Président Gbagbo incarcéré à la Cour Pénale Internationale (CPI) qui, avec ses fidèles amis et camarades de lutte, refusent de reconnaître la légitimité du pouvoir Ouattara, que tout Gagnoa, ville dudit Président à la CPI, subit dans les choses les plus faibles, le courroux du Premier Ministre de feu Félix Houphouët-Boigny?

Joint par téléphone, dans la matinée de vendredi, le Directeur de Cabinet du président du Conseil régional de Gagnoa, Julien Konan, a pointé du doigt l’Etat. Selon lui, cela fait 4 mois que la comptabilité de la collectivité locale que dirige Joachin Djédjé n’est pas alimentée financièrement. D’où le retard dans le paiement des salaires des agents en grève qui sont en majorité natifs des villes de Gagnoa, Guibéroua et Oumé.

Les regards sont donc tournés vers l’Etat pour apporter un démenti ou faire justice à ces pauvres agents.

afrique-sur7.fr

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