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Côte d’Ivoire / Le début 2016 dans le sang, Ouattara et Soro se déchaînent

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Réveillon sanglant

Si le passage en 2016 s’est effectué pour beaucoup dans la fête, cette fin d’année a été aussi marquée par des évènements sanglants. « Le sang s’invite à la Saint-Sylvestre: plusieurs morts », barre à sa Une Soir Info. Selon le le journal, « A Anyama, à la suite d’un incendie, un homme pris au piège des flammes n’a pu se soustraire. Il a été tué intoxiqué par les flammes. Un mort d’homme est également intervenu dans les environs du commissariat du 23è arrondissement ».

De son côté, L’Inter donne des détails sur ce qui s’est passé dans le sailles de Gagnoa et Yamoussoukro lors de ces fêtes. Selon le quotidien, à Gagnoa, 2 personnes ont trouvé la mort dans un accident. Même situation à Yamoussoukro où un accident au matin du 1er janvier 2016 a fait deux morts.

Pour sa part, Le Mandat met l’accent sur des drames dus à l’utilisation de pétards. « Fêtes de fin d’année à Abidjan, Yakro, Daloa…: plusieurs bras coupés », titre le journal. « Des pétards ont fait neuf victimes à Abobo, Yamoussoukro, Yopougon, Daloa… elles ont eu le bras coupé », informe le quotidien.

Qu’a dit Ouattara en fin d’année ?

«Le chef de l’État trace les sillons de 2016, sous le signe la paix !». Voici comment Fraternité Matin juge le message de nouvel an du Président Ouattara à la nation. Relevant les remises totales et partielles des peines pour 3100 détenus annoncées par le chef de l’État, le journal a mis l’accent sur sa vision pour le développement de la Côte d’Ivoire. « Le programme national de développement 2016-2020 vise une meilleure redistribution des fruits de la croissance», a déclaré Ouattara.

Notre Voie trouve que le président ivoirien a prononcé un «discours trompeur », surtout en ce qui concerne la libération des prisonniers politiques. D’ailleurs, le journal y voit un message de propagande. Il croit que le discours a été conçu pour faire croire qu’il est réellement préoccupé par la réconciliation nationale. « En vérité, il s’agit d’un flou savamment entretenu pour tromper les rois et chef s traditionnels ainsi que les guides religieux et la communauté internationale qui n’ont jamais arrêter d’inviter le chef de l’État à poser des actes pour booster la réconciliation en Côte d’Ivoire », écrit le journal.

L’Expression, quant à lui, indique plutôt « les secteurs où les Ivoiriens attendent Ouattara», écrit-il à la Une. Il s’agit entre autres de l’émergence en 2020. Pour le journal, «loin d’être un vœu pieu, le concept de l’émergence prôné par le chef de l’État ne saurait se résumer à un simple slogan. Il reste l’armature de l’action gouvernementale, impulsée par Alassane Ouattara depuis son accession à la magistrature suprême ».

Ouattara veut libérer des prisonniers

Comme nous l’avons indiqué plus haut, le chef de l’État a annoncé la grâce présidentielle pour 3100 détenus. «Le cadeau de nouvel an de Ouattara : 3100 prisonniers graciés. Qui est concerné ?», peut lire à la Une de Le Patriote. Selon lui, les moments d’émotion passés après l’annonce de la grâce, la question reste de savoir qui va en bénéficier. Le journal précise les choses. «D’abord, il faut préciser qu’elle concerne essentiellement tous les détenus qui ont fait l’objet de condamnation lors d’un procès ou par défaut. Car, il n’y a pas de grâce sans condamnation», fait savoir le journal.

A la Une, Le Quotidien d’Abidjan titre : «Voici le sort qui est réservé à Simone, Dogbo Blé et Séka Séka». Selon lui, un conseiller de Ouattara a dévoilé que ces pro-Gbagbo ne sont pas touchés par la grâce. «Tous ne sont pas concernés par cette mesure. Certains prisonniers comme Simone Ehivet Gbagbo, le général Dogbo Blé, l’ex-aide de camp de Simone, Séka Séka ne sont pas concernés par la mesure. Il y en a d’autres mais, ce sont-là les têtes de file, pour qui le Président Ouattara ne veut pas transiger. Aujourd’hui, il y aura certainement les premiers effets de cette déclaration», a dit cette source.

Mais, ce n’est «rien du vent», cette affaire de grâce présidentielle. Puisque, à en croire le journal, les prisonniers politiques qui pourraient bénéficier de la grâce sont au nombre de 500 personnes. «On voit donc que le gros lot des prisonniers qui recouvreront la liberté sera constitué des personnes ayant commis des délits mineurs. Et, à un degré moindre, des détenus politiques», relate-il.

Affaire Soro

Il est la personnalité politique qui a marqué la fin d’année 2015. Mêlé à des scandales politico-judiciaires, Guillaume Soro s’est exprimé depuis sa villa natale lors des fêtes de fin d’année. « Depuis Ferké: Soro se défoule sur le Premier ministre du Burkina », titre en manchette Soir Info. « Quand on a un poste, on ne doit pas avoir la grosse tête, sacrifier des relations », a lancé le chef du parlement ivoirien à l’endroit d’Isaac Zida. Pour rappel, ce dernier avait déclaré que les écoutes téléphoniques impliquant Guillaume Soro dans le coup d’Etat au Faso étaient authentiques.

Lors de ces festivités à Ferkéssédougou, l’ex-chef rebelle s’est également prononcé sur l’affaire du mandat d’amener émis par la justice française. « Ecoute téléphonique, mandat d’amener: Soro livre des secrets sur Zida et la juge Khéris », titre en manchette L’Inter. « Elle (la juge) cherchait que les policiers me mettent des menottes et que cette image soit véhiculée sur l’ensemble des télévisions. Elle n’avait d’autre objectif que m’humilier », a déclaré Guillaume Soro.

Pour 2016, l’ancien Premier ministre ivoirien se veut serein. C’est du moins ce qu’indique Nord-Sud Quotidien. « Guillaume Soro depuis Ferké: ‘’2016 nous promet de bonnes choses’’ », peut-on lire en manchette du journal. « 2016, certainement nous promet de bonnes choses. Car, ne dit-on pas après la pluie vient le beau temps? », a indiqué M.Soro lors de son discours à Ferké.

linfodrome.ci

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