10172017Headline:

Côte-d’Ivoire /Les « fake news » de la presse pro-Gbagbo

Lu pour vous

Les « fake news » les plus éhontées sont en train de « suicider » la presse ivoirienne, et particulièrement la presse dite bleue. Il s’agit soit : de reprise sans vérification de rumeurs ou même de contenus satiriques trouvés sur le net ; de manipulations visant à faire passer pour récents de vieux propos « chocs » qu’on remet au goût du jour quand on trouve que l’actualité un peu plate ; de citations imaginaires souvent diffusées d’abord sur les réseaux sociaux puis reprises par un site Internet amateur, puis « consacrées » par la presse écrite ; etc…

Quand j’étais encore à la tête d’un journal ivoirien bleu, j’ai dénoncé ces pratiques. On m’a pris pour un aigri, dont le journal ne marche pas – et c’est vrai qu’il marchait moins que les journaux qui reconfiguraient nos « scoops » en les exagérant ou en les attribuant à Wikileaks par exemple… Aujourd’hui, le ras-le-bol est généralisé. Plus personne ne croit plus la presse ivoirienne d’opposition, y compris les sympathisants de cette opposition. Les Ivoiriens sont la risée du monde entier, qui ricane en voyant leurs « Unes » surréalistes sur les prophéties et tutti quanti ou les faux rapports de la DGSE.

Ce type de pratiques conforte la domination médiatique de la presse occidentale. Ceux qui hurlent leur dépit contre le néocolonialisme sont des agents objectifs de ce néocolonialisme.

Leur paresse, leur vénalité, leur absence totale de scrupules… nourrit le monstre qu’ils prétendent combattre. Parce qu’au fond de tout cette foire au mensonge, il y a l’argent. Les journaux « bleus » se livrent une concurrence suicidaire depuis trop longtemps. Ils sont trop nombreux sur le même segment de marché, et vont de surenchère en surenchère pour appâter un « camarade-client » dont les émotions sont manipulées à satiété. Il aurait fallu qu’ils se regroupent au moment où le temps était favorable, qu’ils se diversifient dans la distribution (Distrilibre était une tentative peu soutenue), dans la publicité, dans l’audiovisuel (que le pouvoir Gbagbo aurait pu libéraliser de manière moins « féroce » que le camp Ouattara) au lieu de dupliquer à l’infini le même type de support. BREF.

Tambou Tchagain

connectionivoirienne

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