04182024Headline:

Côte d’Ivoire : Les grands axes du FATA déclinés par Jean-Baptiste Djeka Kouadio

La commune de Sakassou va accueillir au mois de juillet prochain un festival qui mettra en lumière le riche patrimoine culturel et traditionnel du peuple africain dénommé le Festival des Arts et Traditions d’Akan (FATA). Le commissaire général et artiste-peintre, Jean-Baptiste Djeka Kouadio a dévoilé la quintessence de ce festival.
Jean-Baptiste Djeka Kouadio dévoile les grandes articulations du FATA
L’homme de l’art et de culture, Jean-Baptiste Djeka Kouadio, a longtemps pensé et mûri avec son équipe la mise en place d’un festival pour réaffirmer la pensée, réaliser les fils et filles de l’Afrique à leur propre culture. Cet événement aura lieu au mois de juillet prochain dans la ville de Sakassou et précisément du 1er au 15 juillet à la Place Henri Konan Bédié de la commune est dénommé le Festival des Arts et Traditions d’Akan (FATA). ‘’Il y a longtemps que nous travaillons sur le projet’’, a lancé d’entrée le commissaire général.
En effet, au cours d’une conférence de presse le jeudi 7 mars à la Galerie Amani en Zone 4 C dans la commune de Marcory, après le lancement officiel, Jean-Baptiste Djeka Kouadio a déroulé les grandes articulations de l’événement. Il a indiqué que le mot FATA a été inspiré par les ancêtres et c’est ce qui a donné l’appellation du festival. Ainsi étymologiquement FATA veut dire c’est joli avec toi (NDLR : Honi Fata en Waoulé), prend de la force. ‘’Si nous voulons approcher le monde tel que c’est fait. Nous parlons du rendez-vous de village planétaire. C’est Léopold Sédar Senghor qui disait : ‘’l’Afrique n’ira pas les mains vides’’. Nous sommes convaincus qu’en initiant une telle activité, ça va nous amener à aller avec toute la force, toute la rage et toute l’énergie que dispose ce continent africain. C’est à ce titre seulement qu’on peut nous respecter’’, dit-il. Tout en ajoutant : ‘’Le FATA est un centre d’incubation pour nous fils et filles de la Côte d’Ivoire et en particulier de la région de Sakassou’’.
En outre, celui qui se réclame fils de Walêbo ou Sakassou du peuple Waoulé et non Baoulé, parce que le second est un terme post-colonial, précise que le FATA est à sa première édition même si l’année dernière l’édition zéro a été lancée pour jauger la portée significative du FATA. Durant les deux semaines que va durer l’événement culturel autour du thème : ‘’La renaissance du peuple Waoulé dans les univers Baoulés, Akans, Krous, Gours, Mandés, Wês et Volta de la République de Côte d’Ivoire’’ ou encore ‘’La renaissance africaine pour une culture forte’’, plusieurs activités vont se dérouler à savoir les danses et chants des 172 villages que compte la ville de Sakassou. ‘’Nous sommes convaincus que l’industrie culturelle est là’’, précise-t-il. Des conférences-débats seront organisées autour des termes bien simples avec des enseignants-chercheurs. ‘’Nous sommes en pourparlers avec les responsables de l’université Alassane Ouattara de Bouaké et de l’INSAAC’’, souligne Jean-Baptiste Djeka Kouadio.

What Next?

Recent Articles