01252022Headline:

Côte d’Ivoire: les relations France-Blaise Compaoré selon Jean Claude Djéréké

Jean-Claude Djéréké revient sur les relations entre la France et Blaise Compaoré, chassé du pouvoir le 31 octobre 2014, aujourd’hui persona non grata à Paris.
« Blaise Compaoré, chassé du pouvoir le 31 octobre 2014 par le peuple burkinabè qui était contre la modification de l’article 37 de sa Constitution, ne pourra pas se soigner en France. Il est devenu persona non grata dans un pays dont il fut un serviteur fort zélé. La preuve, l’ambassade de France en Côte d’Ivoire aurait opposé une fin de non-recevoir à sa demande de visa » a révélé Jean-Claude Djéréké.
Pour cet homme de Lettre, « Honte à lui et à tous les dirigeants africains qui se rendent dans l’Hexagone dès qu’ils ont mal à la tête ou au dos, qui font plus confiance aux médecins français qu’à ceux d’Afrique dont la compétence n’est plus à démontrer ! »

« Au lieu de doter son pays d’un hôpital aussi moderne que celui que construisit Issoufou Mahamadou avant la fin de ses deux mandats à la tête du Niger pour “assurer l’accès aux soins de santé de qualité à toute la population du Niger et même de la sous-région, mais aussi et surtout réduire le nombre des évacuations sanitaires qui ont un coût considérable sur le budget de l’État nigérien”, Compaoré préférait enrichir les gens de son clan, » a lancé Jean-Claude Djéréké.
« Le natif de Ziniaré fut effectivement protégé pendant près de 30 ans par les autorités françaises. Disons-le tout net : la France n’a aucun intérêt avec des gens qui ont perdu le pouvoir ou leur médaille comme Meka dans le beau roman de Ferdinand Oyono. Elle n’a rien à faire ou ne fait rien avec ceux qui ne font plus son affaire » poursuit-il.

« La France a montré à plusieurs chefs d’État africains qu’elle n’avait pas d’amis mais des intérêts et qu’elle pouvait les abandonner à leur triste sort si elle n’avait plus rien à obtenir d’eux ».

« Compaoré aurait compris cela plus tôt qu’il se serait peut-être abstenu de se faire le complice de ceux qui étaient dérangés par les discours et les actes de Sankara ou de prêter main forte à Sarkozy pour la déportation de Laurent Gbagbo à la Cour pénale internationale » a-t-il conclu.

actualiteivoire.info

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