06032020Headline:

Côte d’Ivoire: Mabri Toikeusse représente-t-il une menace pour le RHDP ?

Sauf nouvelle donne, le président de l’UDPCI, deuxième vice-président du RHDP, Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Albert Toikeusse Mabri pourrait être, dans quelques jours, sur la sellette, des pièges seraient en train d’être échafaudés pour le traquer, le malaxer et le réduire… à jamais. Du moins, c’est ce que des sources introduites laissent échapper comme information. De quoi s’agit-il ?

Depuis le 12 mars 2020, date à laquelle s’est tenue la réunion du Conseil Politique du RHDP au cours de laquelle, à la surprise des participants, le Chef de l’Etat, Alassane Ouattara, président du RHDP, a désigné le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, comme le candidat du RHDP à l’élection présidentielle de 2020. A la tribune, Mabri avait alors dit :

« Je suis un homme de conviction et je préfère dire ce que je pense. Monsieur le Président, vous êtes le fils du Président Félix Houphouët-Boigny, qui nous a enseigné le dialogue. Nous nous appuierons sur le dialogue pour régler nos divergences. Ne prenons pas des engagements d’une heure dans une salle, qui par la suite ne reflèteront pas la réalité sur le terrain. Faites donc comme Félix Houphouët-Boigny. Travaillez à nous mettre en équipe ». Et depuis, il n’est plus en odeur de sainteté avec les plus radicaux qui ne demandent plus que sa tête.

LA TRAQUE DE MABRI A COMMENCÉ
Si, politiquement, il est difficile de dégommer Mabri, le président du seul parti qui dans son entièreté est encore au RHDP, sans en prendre une douche, des mains plutôt obscures ont décidé d’aider les décideurs en faisant passer le président de l’UDPCI pour un criminel. Et pour cela, deux principaux plans seraient en branle aux fins de lui trouver des crimes à réprimer sévèrement au point qu’ils ne puissent plus jouir d’une once de liberté, encore moins de possibilité de déranger.

Les deux plans se rejoindraient dans l’envie de le mettre sous les verrous pour de bon. Le premier plan, selon nos sources, consisterait à fouiller dans tous les dossiers administratifs, financiers et même humains dans les différents ministères qu’il a eu à gérer depuis 2011. Notamment, le ministère du Plan et du Développement, le Ministère des Affaires Etrangères, le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche. Au Plan et au Développement, toujours selon nos sources, l’on avait voulu trouver à redire dans la conduite du recensement général des populations et de l’habitat de 2014, mais rien de consistant pour le pincer.

Aux affaires étrangères, à entendre nos sources, il y aurait une affaire de passeports faits hors normes, mais là aussi, les limiers de services se seraient mélangés et auraient du mal, jusque-là, à boucler un dossier incriminant Mabri au point de le coincer. A l’Enseignement Supérieur, Dieu seul sait ce qui sera fait contre lui. Si cette piste des fautes de gestion des Administrations qu’il a pilotées ne prenait pas, il y aurait une autre piste, et c’est le deuxième plan.

PAS AVEC NOUS, CONTRE NOUS, DONC À NEUTRALISER !
A en croire nos sources, ce plan consisterait à le mêler à une subversion (forcément) à l’ouest, le mettre dans la peau du chef rebelle à mâter. Et le dérouler du plan prévoirait donc que des personnes soient pistonnées pour organiser et faire exécuter un programme de bruits bottes, de quelques pétarades et déclarations tonitruantes sur les réseaux sociaux en insistant sur une collusion et un soutien de la part du président de l’UDPCI, Albert Mabri Toikeusse.

Ces mains qui ont conçu ce plan et l’auraient fait exécuter seraient alors à l’aise de porter l’affaire devant la justice qui agirait alors selon la loi de répressions contre les déstabilisateurs. La levée de l’immunité parlementaire du député de Zouan-Hounien qu’il est, ne pourrait être qu’une question d’heure puisqu’il se serait agi d’un flagrant délit et d’une déstabilisation de l’Etat.

La prise de parole de Mabri au Conseil Politique du RHDP a été vue comme un affront à l’ensemble de ceux qui voulaient de cette candidature de Gon. Et curieusement, le 19 mars, un journal de la place barre en machette ce titre : « Déstabilisation de la Côte d’Ivoire, Mabri prépare une insurrection meurtrière depuis Danané. Toutes ses connexions avec le rebelle Prince Johnson du Liberia, le rôle joué par son chef de cabinet…. »

LA TRAQUE DE MABRI A COMMENCÉ
Et le 31 mars, le même confrère revient à la charge avec ce titre : « Ex-UDPCI, 2 fautes constitutionnelles exposent Mabri à la justice. Mabri et Blé Guirao priés de libérer les tabourets ». En son temps, l’autorité nationale de la presse (ANP) avait sanctionné le journal, mais il n’y a pas eu d’enquête judiciaire pour que la vérité éclate. Le confrère aurait-il devancé un plan ? La question reste posée.

Toutefois, Le ministre Mabri et l’UDPCI font depuis, l’objet de tous les débats et aussi de toutes sortes d’attaques de la part de certains de leurs camarades d’hier. L’exécutif est-il au courant de ce qui se trame ainsi et que l’on peut appeler la traque de Mabri, au nom s’une certaine défiance qu’il aurait vis-à-vis d’eux ?? Difficile à dire, toujours est-il que des zélés ne manquent pas pour vouloir agir pour le RHDP et ses dirigeants. Même sans leur caution. Qui vivra verra.

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