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Côte d’Ivoire /Marcel Gossio : » La libération de Gbagbo passe d’abord par l’union entre ses partisans «

Remobilisation des militants dans un FPI (Front populaire ivoirien) lézardé par une crise interne et réorganisation des structures de base des régions du Guémon et du Cavally. Tels sont les maitre-mots du premier meeting animé par Marcel Gossio, vice-président du FPI chargé de la région des Montagne , le jeudi 8 juin 2017 à Taï.
Les cinq bâches dressées sur la place de la paix de ville, pour l’occasion, étaient pleines de militants et sympathisants du Fpi venus écouter le message dont était porteur Marcel Gossio. Un message « de clarification « , mais surtout un appel à l’union et à la cohésion au sein du FPI.
Le vice-président du FPI s’est prononcé sur la liberté provisoire accordée à son camarade de parti, Hubert Oulaye : « Je voudrais saluer la libération de notre frère Hubert Oulaye et dire depuis Taï que le peuple Wê accueille cette libération avec joie et fierté. Mais en même temps, je lance cet appel au pouvoir Ouattara. Il y’a encore beaucoup d’autres en prison (…) Président, il faut les libérer, il faut dégeler les comptes de ceux dont les comptes sont gelés. Il faut véritablement faire la réconciliation, c’est ce que le peuple de Côte d’Ivoire attend de vous (…) Votre rôle c’est de faire en sorte que les Ivoiriens puissent vivre dans une bonne ambiance comme par le passé. C’est vous le Président, les Ivoiriens vous regardent. Libérez tous vos enfants, permettez aux exilés de rentrer. Ce sera tout à votre honneur. N’essayez pas de contenter les gens parce qu’une marche est annoncée le 17 juin prochain en faisant des gestes minuscules. Il faut faire encore davantage, c’est tout à votre honneur « .
Devant les secrétaires nationaux, les secrétaires fédéraux et de sections, le vice-président du FPI a prôné la paix et la réconciliation, gages de la libération de leur mentor, Laurent Gbagbo, dont le procès se déroule à la Cour pénale internationale : « La situation difficile que nous avons vécue avec la crise postélectorale, ajoutée à cela notre crise interne ont fragilisé le FPI. Mais le FPI qui est la seule force politique capable de porter l’espoir ne doit pas disparaître. Nous n’avons pas le droit de le laisser mourir, malgré les petites mésententes que nous avons. Laurent Gbagbo doit revenir trouver un parti fort, mieux organisé et plus fort qu’avant (…) Il faut remobiliser les militants, redynamiser le parti sur le terrain pour assurer la victoire en 2020. Mais cela passe par une clarification, parce que des gens ont raconté beaucoup de choses qui ne sont pas vraies (…) Malgré tout ce qui se passe, aucun parmi nous n’a quitté le FPI pour un autre parti. Nous sommes restés en place derrière Laurent Gbagbo. Je suis venu vous dire de nous aider à réconcilier le parti (…) Plus tard, Sangaré, Affi, moi-même…, nous ne serons plus là, mais le FPI doit rester là. Il faut qu’on parle d’un seul FPI pour aller de l’avant. Le fondateur Laurent Gbagbo a laissé le parti à quelqu’un, c’est Pascal Affi N’guessan, qu’on le veuille ou non. Camarades fédéraux, je vous engage à prôner la paix, la réconciliation et la concorde entre les militants du Front populaire ivoirien (…) Laurent Gbagbo va être libéré, mais cela passe par l’union entre nous. Cela fait onze (11) fois que la liberté provisoire est refusée à Laurent Gbagbo, parce que certains de nos camarades ont franchi le rubicon (…), ils ont voulu faire un coup d’État au sein du FPI, ce que nous ne pouvons pas accepter ».
Marcel Gossio a expliqué aux militants de Taï que les démarches entreprises pour ramener la paix au sein du FPI se sont heurtées au refus d’Aboudrahamane Sangaré et les ‘’Gbagbo ou rien’’.
» Un comité a été mis en place pour aller rencontrer Sangaré et ses amis, il a refusé. L’International socialiste dont nous sommes membres est venu à Abidjan demander pardon à Sangaré, il a refusé ; les chefs Bété de Gagnoa sont venus voir Sangaré, il a refusé d’entendre raison. C’est quelle affaire qui ne finit pas ? On est fatigué de ces palabres et du comportement de nos camarades. S’il y en a parmi vous qui peuvent aller le voir, allez-y et dites-lui de laisser tomber. Si on ne fait rien, on court vers la disparition du FPI et nous ne pouvons pas l’accepter », a insisté Marcel Gossio en mettant les fédéraux en mission.
Olivier Dion, envoyé spécial

LI A

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