06032020Headline:

Côte d’Ivoire: « Notre client n’a recelé de rien parce que la maison ne porte pas son nom », révèle les avocats de Soro au Procureur Adou

Invités à l’émission 360 de la Nouvelle chaine Ivoirienne (NCI) du dimanche 3 mai 2020, les avocats de Guillaume Soro ont indiqué que la Côte d’Ivoire s’est retirée de la Cour africaine parce qu’elle a perdu le procès. Ils soutiennent que leur client n’a recelé de rien parce que la maison ne porte pas son nom. Qu’on refuse de savoir qui a détourné.

Selon maitre Raoul Irhiet Gohi Bi, avocat de Soro, « ce retrait de la Côte d’Ivoire de la CADHP est un grand dommage que l’Etat de Côte d’Ivoire cause à ses populations. La conséquence aujourd’hui est que la Côte d’Ivoire tire un rideau, ferme ses frontières. Donc l’Etat de Côte d’Ivoire peut se permettre de commettre toute sorte d’abus en interne sans que cela ne se sache. Je ne connais pas les raisons des autres pays qui se sont retirés. Il suffit de voir les raisons qui ont poussé le Benin et la Côte d’Ivoire à se retirer de cette Cour pour comprendre que c’est juste parce qu’ils ont perdu des procès ».

Il a rappelé que, « la Cour n’a pas dit d’arrêter des procédures contre Guillaume Soro et ses proches. Elle a demandé un sursis. Pour répondre à Maitre Meïté, je comprends pourquoi l’Etat de Côte d’Ivoire a été très mal conseillé. Parce que le confrère (NDLR : Me Meïté) me dit qu’une des raisons de leur retrait est liée à la qualité des décisions de la Cour. Toutes les personnes peuvent le dire sauf Me Ben Meïté. Lorsque la Cour a rejeté la demande du PDCI et de mon client Guillaume Soro, c’est lui qui a inondé les réseaux sociaux pour saluer le mérite de cette décision. Je comprends pourquoi l’Etat de Côte d’Ivoire a fait cette erreur monumentale ».

« Même si notre client avait la volonté de venir, il ne pouvait pas à cause de la fermeture des frontières lié à la pandémie du Coronavirus. Et on vient dire qu’il a refusé de venir. Il viendrait comment ? Il n’y avait aucune urgence à faire ce procès si ce n’était la volonté de renouveler un autre mandat en rendant caduque celui du juge d’instruction. 18 personnes croupissent en prison sous un mandat de dépôt, dont des députés, des commissaires, des médecins. N’ont-elles pas droit à une justice avec la même célérité ? Non, parce qu’ils ne sont pas candidats. Quand on est candidat, à 6 mois on passe par ce procès. De quelle justice parle-t-on ? », s’est interrogé Me Gohi Bi.

« Nous avons écrit au juge d’instruction pour lui demander d’entendre Amon-Tanoh et autre. Il nous a répondu qu’il ne trouvait pas ça nécessaire. Notre client n’a recelé de rien parce que la maison ne porte pas son nom jusqu’aujourd’hui. On refuse de savoir qui a détourné », a-t-il fait savoir.

« IL N’Y AVAIT AUCUNE URGENCE DE FAIRE CE PROCÈS SI CE N’ÉTAIT LA VOLONTÉ DE RENOUVELER UN AUTRE MANDAT » (MAITRE GOHI BI)
Me Brahima Soro a renchéri que, « depuis 2007 il y a eu ces faits que vous reprochez à monsieur Guillaume Soro. Et depuis cette date, rien jusqu’à ce qu’il déclare sa candidature. Et subitement il y a des dossiers qui sortent. Subitement du vendredi au lundi, il y a une plainte qui est déposée chez le procureur et le même jour celui-ci saisit un juge d’instruction illégalement et en même temps un mandat d’arrêt est lancé le même jour.

La Cour africaine est chargée d’appliquer tous les engagements internationaux de la Côte d’ Ivoire en matière des droits de l’homme ». « La Côte d’Ivoire d’aujourd’hui qui est dirigée par ceux que nous savons. Quand ils parlent de souveraineté, ça ne doit pas être une souveraineté à géométrie variable. Comment avons-nous fait pour contourner la décision du conseil constitutionnel en 2010 ? C’est sur la base des décisions prises par la communauté internationale. Ces décisions prises par la communauté internationale ne dérangeaient elles pas la souveraineté nationale ? Quand elles ont été appliquées au profit des tenants du régime, ils en étaient heureux », a fait observer Me Soro.

« En réalité, le fait que les avocats de l’Etat soient convoqués trois semaines plutôt est révélateur de ce que ce procès n’avait absolument rien de contradictoire et rien d’équitable. Nous sommes dans un dossier où il n’y a pas de détourneur. Dans ce dossier, il y a quelqu’un qui a signé les chèques du Trésor dont tout le monde parle. Cette personne n’est pas morte, elle est assise sur un tabouret dans le gouvernement; elle n’était pas à l’audience. Pourquoi la personne n’a jamais été entendue dans le cadre de cette procédure ? », a dénoncé Maitre Brahima Soro.

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