07212017Headline:

Côte d’Ivoire: nouvelle Constitution/ Voici Les autres révélations d’un sondage de la protection des droits de l’homme l’Apdh

Voeux de Nouvel an 2015 de Ado

L’Action pour la protection des droits de l’homme (Apdh), en partenariat avec la fondation allemande Friedrich Ebert Stiftung, a commandité une enquête d’opinion sur l’étendue du territoire ivoirien autour de la problématique du référendum constitutionnel.

Les résultats de l’enquête, qui a lieu dans le mois de mai, ont été publiés, le mercredi 27 juillet 2016, au Centre de recherche et d’actions de paix (Cerap), à Cocody. À Travers ce sondage, indique Abraham Denis Yaurobat, président de cette organisation de la société civile opérant dans la défense des droits de l’Homme, «les Ivoiriens ont donné leurs avis sur les différents points saillants en rapport avec la révision de la Constitution». À l’issue de cette enquête, il ressort que «les conditions ne sont pas encore réunies pour un référendum».

«A près de 70%, les personnes entendues à l’occasion de cette enquête se sont refusées à indiquer leur appartenance politique, elles justifient cette attitude par le fait qu’elles ne veulent pas d’histoires (…). Une telle atmosphère n’est pas une atmosphère de liberté capable de conduire à une expression de la volonté populaire dans la cadre du présent référendum », a-t-il informé.

Ainsi craint-il que «le chantier inachevé de la réconciliation nationale ne plombe toutes les initiatives même les plus bonnes». Et le conférencier de souligner que la plupart des Ivoiriens interrogés optent pour une révision plutôt que pour une réforme constitutionnelle. Revenant sur le poste de vice-président, le président de l’Apdh y voit un acte anti-démocratique.

«Le vice-président nommé par le président de la République aura vocation à lui succéder en cas de vacance du pouvoir. Si un tel projet venait à voir le jour, il s’agirait d’un véritable recul démocratique qui va au-delà même de la pratique en la matière, du temps du parti unique (…). Il serait anti-démocratique que, dans la cadre d’une réforme constitutionnelle, le chef de l’État en exercice s’octroie le haut privilège de choisir le futur président de la République après lui. De ce point de vue, la Constitution de 2000 est une avancée démocratique incontestable, elle qui réserve le droit au peuple de se choisir un nouveau président dans les trois mois de la vacance du pouvoir», a-t-il argumenté.

linfodrome

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